Chèques-vacances : attention, des professionnels les refusent

La hausse des frais dus par les entreprises à l’Agence nationale pour les chèques-vacances conduit certaines d’entre elles à exiger d’autres moyens de paiement.
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Les chèques-vacances vous permettent de régler différentes dépenses.
Les chèques-vacances vous permettent de régler différentes dépenses. © JenkoAtaman

Votre caisse d’allocations familiales (CAF), votre employeur ou votre comité d’entreprise (CE) vous a fourni des chèques-vacances ? Vous souhaitez utiliser ces moyens de paiement pour régler des billets de train ou d’avion, votre hébergement ou l’accès à un parc de loisir ? Attention, certains professionnels refusent ces titres ou ont retiré de leurs points de vente les informations signalant la possibilité de les utiliser, rapporte Ouest-France.

Le mouvement est encore limité, assure l’organisme : « une centaine de commerçants [...] a arrêté de les accepter », a indiqué au quotidien régional le directeur commercial de l’Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV), Christophe Boniface.

Les entreprises déplorent une diminution voire une suppression de leurs marges en raison de la hausse de la commission perçue par l’organisme lorsqu’elles lui réclament le remboursement de la valeur inscrite sur le titre.

25 centimes pour un chèque de 10 €

Les frais prélevés ont crû de 1 % à 2,5 % par chèque le 1er janvier dernier, en application d’un arrêté pris le 24 juillet 2018 par le ministre de l’Economie et des finances, Bruno Le Maire, à la demande de l’ANCV. Par exemple, pour un chèque de 10 €, la somme due a bondi de 10 à 25 centimes.

L’ANCV souhaite ainsi financer le lancement en 2020 d’un dispositif de dématérialisation des chèques-vacances, qui nécessite un investissement de quelque 16 millions €.

Le 1er janvier, une mesure favorable aux professionnels du tourisme et des loisirs était entrée en vigueur. Le délai de remboursement par l’ANCV avait diminué de 21 à 5 jours ouvrés.

df
Timour Aggiouri
Publié le