Argent : retirer du liquide va-t-il bientôt coûter plus cher ?

La commission interbancaire de retrait, qui est versée par la banque du porteur de carte à celle qui gère le distributeur où le retrait a eu lieu, a augmenté de 56 % depuis le 1er janvier. Cette hausse va-t-elle se répercuter sur les usagers ?

Retrouvez ce contenu dans votre compte en cliquant sur ce lien

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris dans votre compte

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
2mn de lecture

Retirer du liquide dans un distributeur va-t-il coûter plus cher ? Selon Les Echos, la commission interbancaire de retrait, qui est versée par la banque du porteur de carte à celle qui gère le distributeur où le retrait a eu lieu, a augmenté de 56 %. Depuis le 1er janvier 2020, elle est passée de 57 centimes à 89 centimes.

Cette augmentation a été décidée par le GIE Cartes Bancaires (Groupement CB), gestionnaire du système de paiement par carte en France, qui rassemble les principales banques. La commission interbancaire de retrait (CIR) permet de financer l’entretien des distributeurs automatiques de billets, leur approvisionnement régulier, leur sécurisation physique et leur maintenance. Elle n’avait pas été revue à la hausse depuis juillet 2011, date à laquelle elle avait été abaissée de près de 20 %.

Pourquoi cette hausse de la commission interbancaire de retrait ?

Or depuis, les banques traditionnelles ont dû faire face à l’arrivée des banques en ligne (Boursorama, Fortuneo, ING, etc.) et des néobanques (Revolut, Orange Bank, N26, etc.) qui ne disposent pas de leur propre réseau de distributeurs. A cela s’ajoute la baisse du nombre de retraits bancaires, qui est passé de 1,5 milliard en 2014 à 1,3 milliard en 2018, selon le Groupement CB. Un manque à gagner qui complique l’entretien du parc de DAB.

> A LIRE : Sortir d'un interdit bancaire

La hausse va-t-elle se répercuter sur les usagers ?

Du côté des banques traditionnelles, cela est peu probable. « Il ne devrait pas y avoir de répercussion de cette augmentation de la commission interbancaire », avait expliqué il y a quelques mois aux Echos Michel Ganzin, président du conseil de direction du GIE CB.

Du côté des néobanques, dont le modèle est basé sur la gratuité et l’absence de réseau de DAB, « les plus fragiles » pourraient répercuter « la hausse à leurs clients », souligne le quotidien. Pour Maxime Chiroy, directeur du site MoneyVox, interrogé sur LCI, « il est peu probable que l'ensemble des banques en ligne fassent payer cette hausse des commissions interbancaires de retrait à leurs clients. Car certaines de ces banques, à commencer par Boursorama, ont fait toute leur réputation sur leurs tarifs faibles voire nuls. Se mettre à facturer les retraits leur ferait une sacrée mauvaise publicité, même si cela va représenter un coût supplémentaire de 32 centimes pour chacun d'eux ». Une alternative pour les banques en ligne serait d’installer leurs propres distributeurs de billets. Orange bank en dispose déjà de quelques-uns.

L’Autorité de la concurrence a indiqué qu’elle suivra « attentivement l’évolution des pratiques dans le secteur bancaire ».

df
Sarah Corbeel
Publié le

Partager cet article :