Annulation de la hausse de la CSG pour certains retraités : qui va en bénéficier ?

La mesure, annoncée lundi par Emmanuel Macron, doit s’appliquer aux foyers percevant 2 000 € par mois pour les personnes seules, 2 750 € pour les couples.

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Certains retraités avaient subi la hausse de la CSG le 1er janvier dernier.
Certains retraités avaient subi la hausse de la CSG le 1er janvier dernier. Certains retraités avaient subi la hausse de la CSG le 1er janvier dernier.

Emmanuel Macron a annoncé, lundi 10 décembre, l’annulation de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités habitant seuls percevant moins de 2 000 € par mois.

Pour les couples, le bénéfice de la mesure sera ouvert jusqu’à un plafond de 2 750 €, a précisé mardi le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, sur BFM TV.

Les seuils actuels

La CSG avait progressé le 1er janvier dernier pour compenser la perte de recettes provoquée par la baisse des cotisations sociales salariales intervenue à cette date. La contribution prélevée sur les pensions avait progressé de 6,6 % à 8,3 % pour environ 60 % des foyers de retraités, soit ceux dont le revenu fiscal de référence annuel est supérieur à :

  • 14 404 € pour une personne seule (environ 1 200 € par mois) ;
  • 22 096 € pour un couple (environ 1 841 € mensuels).

Les retraités aux ressources plus modestes sont susceptibles soit d’être soumis au taux de 3,8 %, soit d’être exonérés de CSG.

Un mécanisme de correction

L’exécutif avait annoncé en septembre la création d’un mécanisme corrigeant la réforme, en faveur de 300 000 à 350 000 foyers de retraités. Ce dispositif doit bénéficier aux ménages « à la limite du seuil de revenu qui déclenche le taux plein de CSG et font […] des allers-retours entre les deux taux », nous expliquait-on en septembre à Matignon. Seuls les foyers dont les revenus se situent « pendant 2 ans en continu au-dessus du seuil » du taux plein doivent donc être concernés par l’augmentation en 2019. Le mécanisme figure dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019, adopté le 3 décembre par le Parlement.

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