Alcool au volant : l’installation d’un éthylotest anti-démarrage est généralisée

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L'installation d'un éthylotest anti-démarrage comme alternative à la suspension du permis de conduire est généralisée à tout le territoire.

Après une expérimentation réussie dans sept départements (Drôme, Finistère, La Réunion, Loiret, Manche, Nord et Vendée), le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a décidé d’étendre à tout le territoire français le recours aux éthylotests anti-démarrage (EAD) pour lutter contre l’alcoolémie au volant.

Les conducteurs arrêtés pour la première fois avec un taux d’alcoolémie compris entre 0,8 et 1,8 gramme par litre de sang pourront être contraints, par décision préfectorale, de ne conduire que des véhicules équipés d’un éthylotest anti-démarrage pour éviter la suspension de leur permis de conduire. L’installation de l’éthylotest anti-démarrage est à la charge du contrevenant et coûte environ 1 300 €. Il est possible de le louer pour environ 100 € par mois, somme à laquelle il faut encore ajouter le prix du montage et du démontage.

Cette obligation pourra être prise pour une durée maximale de six mois et être prolongée jusqu’à cinq ans par un tribunal correctionnel. Ce dernier pourra également « moduler l’amende encourue jusqu’à un maximum de 4 500 €, ce qui permettra de compenser le coût de l’installation de l’éthylotest anti-démarrage à la charge de la personne en infraction ».

Comment fonctionne l’éthylotest anti-démarrage ?

Cette mesure permettra aux bénéficiaires de « pouvoir continuer à conduire et de conserver leur activité professionnelle tout en garantissant la sécurité des autres usagers de la route ». Branché sur le circuit d’alimentation du véhicule, l’éthylotest anti-démarrage empêche, en effet, la mise en route du moteur si le taux d’alcool du conducteur enregistré est supérieur à celui autorisé par la loi. La limite légale est fixée à 0,5 g d’alcool par litre de sang, soit 0,25 mg par litre d’air expiré (0,2 g par litre de sang, soit 0,1 mg par litre d’air expiré pour les conducteurs titulaires d’un permis probatoire et ceux en situation d’apprentissage). Si le véhicule démarre, un second test est demandé de manière aléatoire entre 5 et 30 minutes après le départ du véhicule.

La pose d’un éthylotest anti-démarrage sera prochainement mise en œuvre pour les cas de récidive d’une conduite en état alcoolique.

Selon les chiffres de la Sécurité routière, 1 035 personnes ont perdu la vie en 2017 dans un accident de la route impliquant un conducteur au-dessus des seuils autorisés d’alcoolémie et 123 926 délits d’alcoolémie ont été constatés par les forces de l’ordre, soit 20,8 % des délits routiers.

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