Admission post-bac : une association souhaite percer le mystère

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L’opacité entourant le portail numérique Admission post-bac (APB), où les élèves de terminale font leurs vœux d’inscription dans le supérieur, va-t-elle prendre fin ?

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, l’a assuré mardi 20 septembre, durant une conférence de presse : son « service juridiqueétudie » l’avis transmis vendredi par la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) à une association sur la question.

Cette autorité a indiqué être « favorable à la communication » à Droits des lycéens d’éléments sur le fonctionnement de la plateforme, notamment le code source de l’algorithme utilisé.

Elle « prend note de l’intention de la ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche de procéder prochainement à la communication de ces documents » à Droits des lycéens, qui avait saisi la Cada.

Mais l’association« s’inquiète qu’à ce jour le ministère n’ait publié qu’un simple document récapitulatif, lacunaire et incomplet », en juin dernier.

Une procédure devant la justice

« Le ministère ayant en sus affirmé oralement aux représentants de l’association son refus de communiquer le code source de l’algorithme, Droits des lycéens se tient prête à mener les actions nécessaires devant les juridictions administratives pour que les candidats à une formation universitaire soient correctement informés des modalités de sélection pratiquées », prévient la structure.

Si l’entrée à l’université est en principe ouverte à tous les bacheliers, une sélection a lieu lorsque la demande excède le nombre de places disponibles dans une formation.

D’après le « Guide du candidat », diffusé par l’administration à l’attention des lycéens utilisant APB, sont prioritaires les personnes qui résident ou qui ont passé leur baccalauréat dans l’académie. Puis, dans l’hypothèse d’un excès persistant de candidats, sont privilégiés ceux qui l’ont demandée à titre de premier vœu sur le portail. Enfin, un tirage au sort est pratiqué en cas de nécessité.

Dix-sept bacheliers sans affectation

« Si la psychologie et la médecine étaient concernées l’an dernier par le tirage au sort, cela ne touche aujourd’hui plus que les Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives) », a remarqué mardi, lors de la même conférence de presse, Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, cité par le quotidien Le Monde.

Dix-sept bacheliers ne bénéficient pas encore d’affectation pour la rentrée 2016.

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