57 milliards d’euros d’investissement : pour quoi faire ?

Edouard Philippe a présenté hier le plan d’investissement quinquennal promis par Emmanuel Macron pendant sa campagne. De quoi faire décoller la transition écologique, la formation professionnelle, la compétitivité des entreprises et la numérisation des services de l’Etat ?

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Le Premier ministre a dévoilé le grand plan d’investissement prévu par le gouvernement pour les cinq ans à venir.
Le Premier ministre a dévoilé le grand plan d’investissement prévu par le gouvernement pour les cinq ans à venir. Le Premier ministre a dévoilé le grand plan d’investissement prévu par le gouvernement pour les cinq ans à venir.

C’était l’une des promesses de campagne du candidat Emmanuel Macron. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a présenté lundi 25 septembre un plan d’investissement de 57 milliards d’euros qui portera sur l’ensemble du quinquennat. Conçu par l’économiste Jean Pisani-Ferry, il s’articule autour de quatre grandes priorités : la transition écologique, les compétences et l’emploi, l’innovation et la compétitivité et l’Etat à l’ère numérique.

20 milliards pour favoriser la transition écologique

Conformément aux annonces de Nicolas Hulot sur le Plan climat, 20 milliards d’euros du plan d’investissement quinquennal seront consacrés à la transition écologique. Dans le détail, 9 milliards d’euros « seront mobilisés pour améliorer l’efficacité énergétique des logements des ménages modestes et des bâtiments publics », précise le dossier de presse. Objectif : diviser par deux le nombre de passoires thermiques.

7 milliards d’euros seront investis dans le développement des énergies renouvelables en soutenant par exemple la recherche et l’innovation. Et les 4 milliards d’euros restants serviront à « améliorer la mobilité des Français au quotidien » en finançant par exemple la prime à la « conversion automobile » pour aller vers des véhicules plus propres.

15 milliards pour l’emploi et l’éducation

Sur les 5 ans à venir, le plan d’investissement « formera 2 millions de personnes peu qualifiées et les accompagnera vers l’emploi ». 7,1 milliards d’euros seront consacrés à la formation d’un million de demandeurs d’emploi de plus de 25 ans et 6,7 milliards à la formation d’un million de jeunes décrocheurs. Des indicateurs de suivi seront mis en place pour évaluer l’efficacité de ces investissements en faveur des différents publics.

Par ailleurs, le plan s’attachera à « promouvoir l’innovation dans l’éducation nationale » (300 millions d’euros) et à « mettre fin au parcours d’échec dans l’université » (400 millions) en transformant le premier cycle universitaire et en remplaçant le système Admission post-bac (APB) par une « véritable plateforme d’orientation ».

13 milliards pour accompagner l’innovation et la compétitivité

Le Plan d’investissement vise également à soutenir l’excellence scientifique française, facteur d’innovation et de compétitivité. 3,5 milliards d’euros seront ainsi investis dans la recherche et l’enseignement supérieur. 4,6 milliards d’euros seront consacrés aux entreprises (soutenir PME et start-ups qui se lancent dans des domaines stratégiques) et 5 milliards d’euros à l’agriculture afin de « renforcer la compétitivité des différentes filières » et « mieux intégrer la réponse aux défis climatiques ».

9 milliards d’euros pour construire un Etat numérique

4,1 milliards d’euros serviront à accélérer la transformation numérique des services publics (100 % des services publics dématérialisés, hors délivrance des titres d’identité). Et 4,9 milliards seront mobilisés pour accélérer la numérisation du système de santé, moderniser les équipements hospitaliers et soutenir la recherche médicale.

Comment sera financé le Plan ?

12 milliards d’euros viendront de budgets ministériels existants qui seront redéployés. Pour les 45 milliards d’euros restants, l’Etat compte emprunter 11 milliards d’euros auprès de la Caisse des dépôts et consignations et de Bpifrance. La Banque européenne d’investissement sera également sollicitée et 24 milliards d’euros seront inscrits dans le budget quinquennal. Enfin, 10 milliards proviendront de la dernière tranche du programme d’investissement d’avenir (PIA) annoncé en septembre 2015 sous François Hollande.

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