1,7 million de jeunes sans emploi ni formation en 2015

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Un jeune sur sept était sans emploi, ni formation en France en 2015.
Un jeune sur sept était sans emploi, ni formation en France en 2015. Un jeune sur sept était sans emploi, ni formation en France en 2015.

Un jeune sur sept était sans emploi, ni formation en France en 2015, pointe une étude publiée mardi 14 mars par la Dares, la direction d’études et de statistiques du ministère du Travail.

En 2015, parmi les 11,3 millions de jeunes âgés de 15 à 29 ans, 53,3 % sont sur le marché du travail : 43,2 % occupent un emploi et 10,1 % sont au chômage, soit, rapporté au nombre des actifs, un taux de chômage de 18,9 %. A cela s’ajoute, 4,6 % de jeunes inactifs (n’ayant pas fait de recherche active d’un emploi dans le mois, ils ne sont pas classés parmi les chômeurs) mais souhaitant travailler et 14,7 % qui ne sont ni en emploi, ni en formation.

Ces derniers sont rangés dans la catégorie des NEETs, acronyme anglophone pour Not in education, employment or training (Ni étudiant, ni employé, ni stagiaire). La France se situe quasiment dans la moyenne de l'Union européenne (14,8%). Plusieurs pays font mieux, comme le Royaume-Uni (12,7%), l'Allemagne (8,5%), la Suède (7,4%) ou les Pays-Bas (6,7%), mais la situation est pire en Espagne (19,4%) et en Italie (25,7%).

Le phénomène des NEETs s’accentue

Dans le détail, la part de NEETs est nettement plus faible pour les 15-19 ans (6 %) puisqu’ils sont très majoritairement en cours de formation. Mais le phénomène touche davantage les 20-24 ans (18 %) et les 25-29 ans (20 %). Pour les femmes qui ont entre 25 et 29 ans, le taux atteint 24 % contre 16 % pour les hommes. La raison ? Avec l’arrivée des enfants, les jeunes mères sont plus souvent inactives.

Après la crise de 2008, la part des NEETs avait fortement augmenté. Au cours de l’année 2015, la progression a été de l’ordre de 0,3 point alors que la part de chômage a baissé. Selon les auteurs, cette hausse « s’explique par une augmentation du nombre d'inactifs qui ne sont pas en formation et une baisse du nombre de chômeurs en formation, ces deux évolutions faisant plus que compenser la baisse du nombre de chômeurs ».

Un taux d’emploi stable depuis fin 2012

Par ailleurs, depuis fin 2012, le taux d’emploi des jeunes (43,2 %) s’est stabilisé. Et si l’on s’en tient aux jeunes ayant terminé leurs études, il atteint même 66 %.

Concernant le taux de chômage des jeunes, il a baissé au cours de l’année 2015 de 0,6 point, contre un recul de 0,2 point pour les 15-65 ans. Malgré cette légère amélioration, le taux de chômage des jeunes, situé à 18,6 %, est supérieur de plus de 10 points à celui des 30-54 ans (8,3 %). Et il est supérieur de 2,8 points à la moyenne européenne.

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