10 % des ménages paient 70 % de l’impôt sur le revenu

L’impôt sur le revenu est de plus en plus concentré entre les contribuables les plus riches de France. Ceux ayant déclaré en 2016 plus de 100 000 euros de revenus ont acquitté plus de 40 % de l’impôt.

Retrouvez ce contenu dans votre compte en cliquant sur ce lien

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris dans votre compte

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
1mn de lecture
L’impôt sur le revenu est concentré sur les foyers les plus riches.
L’impôt sur le revenu est concentré sur les foyers les plus riches.

En 2016, seulement 42,8 % des foyers fiscaux ont acquitté l’impôt sur le revenu. En 2015, ils étaient 42,3 % et en 2012, 50 %. Parmi eux, 10,2 % ont supporté 70,4 % de la charge globale de l’impôt, d’après les données de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) parues fin juillet. Ces ménages gagnent plus de 50 000 euros par an.

La concentration est encore plus forte dans les tranches supérieures. 40,6 % de l’impôt a ainsi été payé l’an passé par 2 % des foyers fiscaux. Ce sont les 749 163 ménages qui ont déclaré plus de 100 000 euros de revenus.

Ceux ayant généré plus de 200 000 euros de revenus – qui ne représentent pourtant que 0,4 % de la population française - ont supporté 22 % de l’impôt. Enfin, les 6 400 foyers dont les revenus dépassaient le million d’euros ont rapporté aux caisses de l’Etat plus de 3 milliards d’euros.

A l’opposé, les ménages avec 30 000 à 50 000 euros de revenus par an – 13,6 % des foyers fiscaux – ont réglé 19,3 % de la facture fiscale. Et ceux dont les revenus annuels sont situés entre 15 000 et 30 000 euros ont payé 10,7 % de l’impôt sur le revenu.

Davantage de foyers ayant de hauts revenus

Ce tel degré de concentration s’explique par « le caractère progressif du barème de l’impôt sur le revenu, contrairement à d’autres prélèvements – tout particulièrement la CSG – pour qui le même taux ou presque s’applique à tous », rappelle le quotidien Les Echos.

Entre 2012 et 2016, la part d’impôt réglée par les foyers au-delà de 50 000 euros est passée de 68,4 % à 70,4 %. Dans le même temps, la réforme du bas du barème décidée par l’ancien gouvernement a fait sortir près de 3 millions de foyers de l’impôt.

df
Sarah Corbeel
Publié le

Partager cet article :