Tout ce qu’il faut retenir de la conférence de presse d’Emmanuel Macron

Tout ce qu’il faut retenir de la conférence de presse d’Emmanuel Macron
Emmanuel Macron, durant sa conférence de presse jeudi. - © Philippe Wojazer – Reuters

Le président de la République a annoncé hier une série de réformes, durant sa conférence de presse organisée pour conclure le grand débat national.

Emmanuel Macron a annoncé une série de réformes lors de sa conférence de presse organisée hier à l’Elysée pour conclure le grand débat national, qu’il avait lancé le 15 janvier en réaction au mouvement des « gilets jaunes ». Voici un tour d’horizon des mesures qu’il a annoncées ou confirmées.

Pouvoir d’achat

La possibilité pour les entreprises de verser à leurs salariés une prime non soumise à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales, dans la limite de 1 000 €, va être pérennisée.

Les retraites vont être à nouveau indexées sur l’inflation. Le 1er janvier 2020, le mécanisme s’appliquera aux pensions inférieures à 2 000 €. Il n’y aura « plus de sous-indexation de quelque retraite que ce soit à partir de l’année 2021 », a assuré le chef de l’Etat.

Les salariés ayant réalisé une carrière complète percevront une retraite minimale de 1 000 € par mois.

Emmanuel Macron veut baisser « significativement » l’impôt sur le revenu, au bénéfice « en particulier » de « celles et ceux qui travaillent et, au premier chef », des « classes moyennes ». Il a évoqué un montant total « autour de 5 milliards € ».

En 2020, les foyers concernés auront droit à une diminution d’environ « 10 % » de leur impôt sur leur revenu, a précisé vendredi le ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, au micro de RTL.

Des niches fiscales en faveur des entreprises vont être remises en cause. Les particuliers ne seront pas concernés.

Le remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) fera l’objet d’une évaluation en 2020. Il s’agit d’« une réforme pragmatique », a jugé le chef de l’Etat.

Chômage

Une réforme de l’assurance-chômage s’appliquera, comme prévu, à partir de l’été.

Un « pacte productif » doit être conclu pour aboutir « à l’horizon 2025 » au « plein-emploi ».

Emmanuel Macron maintient son engagement de campagne de faire baisser le taux de chômage à 7 % d’ici à 2022.

Services publics

« Je souhaite que nous puissions ouvrir un nouvel acte de décentralisation adapté à nos territoires », a indiqué le président de la République.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, doit présenter en mai « une profonde réorganisation de l’administration ».

Dans chaque canton, d’ici 2022, des maisons « France services » regrouperont différents services publics.

À cette échéance, l’accord des maires sera requis pour la fermeture des écoles et des hôpitaux.

Emmanuel Macron a laissé ouverte la possibilité de renoncer à sa promesse de campagne de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires durant le quinquennat.

« Je veux qu’on remette plus de fonctionnaires sur le terrain mais qu’on supprime plus de postes dans l'administration centrale », a-t-il précisé.

Ecole

Les classes de grande section de maternelle en éducation prioritaire seront dédoublées.

D’ici à la fin du quinquennat, les effectifs des classes de grande section, de CP et de CE1 hors éducation prioritaire ne pourront pas dépasser 24 élèves.

Haute fonction publique

Emmanuel Macron a confirmé son intention de supprimer l’Ecole nationale d’administration (ENA). Il entend également « mettre fin aux grands corps » de la haute fonction publique.

Institutions

Estimant que « les citoyens veulent être mieux représentés, participer davantage » aux décisions, Emmanuel Macron souhaite « aller plus loin sur le référendum d’initiative partagée », en assouplissant ses conditions de mise en œuvre, et renforcer « le droit de pétition » au niveau local.

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) va être modifié : 150 personnes tirées au sort doivent le rejoindre. Le CESE doit être rebaptisé en Conseil de la participation citoyenne. La rénovation de cette assemblée consultative nécessite une révision constitutionnelle.

Le président de la République veut toujours l’instauration d’« une part significative de proportionnelle » dans l’élection des députés, la réduction du nombre de parlementaires et la « limitation des mandats dans le temps ». Ces mesures sont prévues dans sa réforme des institutions sur laquelle le Parlement a cessé ses travaux en juillet 2018, après les révélations sur l’ex-collaborateur du chef de l’Etat, Alexandre Benalla.

Emmanuel Macron est en revanche défavorable au vote obligatoire, à la reconnaissance du vote blanc et au référendum d’initiative citoyenne (RIC).

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