Réussir le nouveau contrôle technique

Réussir le nouveau contrôle technique
Le schéma global du contrôle technique est maintenu, mais les règles en sont durcies. - © boschettophotography

Dès le 20 mai prochain, un contrôle technique plus sévère que l’actuel entre en vigueur.

Propriétaire d’un véhicule particulier ayant plus de quatre ans, vous devez vous y soumettre auprès d’un centre agréé pour continuer à l’utiliser. Le contrôle technique devient plus strict le 20 mai prochain, comme l’impose un arrêté du 2 mars 2017. Ce texte est issu de la transposition d’une directive de l’Union européenne du 3 avril 2014, prise pour améliorer la sécurité des véhicules et réduire leur impact environnemental.

Le schéma global du contrôle technique – visite périodique tous les deux ans puis contre-visite obligatoire après un résultat défavorable – est certes maintenu, mais les règles en sont durcies.

Trois résultats possibles

Dans le futur dispositif, le contrôle technique peut donner lieu à l’un de ces trois résultats :

  • favorable (A) en l’absence de défaillance majeure et critique ;
  • défavorable pour défaillance(s) majeure(s) (S), en l’absence de défaillance critique et lorsqu’il est constaté au moins une défaillance majeure. Dans ce cas, vous ne pouvez rouler que pendant deux mois à partir de la date du contrôle ;
  • défavorable pour défaillances critiques (R) lorsqu’il est constaté au moins une défaillance critique. Dans cette hypothèse, la validité du contrôle est limitée au jour du contrôle.

Selon l’arrêté, si les défaillances mineures ne présentent « aucune incidence notable sur la sécurité du véhicule ou sur l’environnement », les défaillances majeures sont « susceptibles de compromettre la sécurité du véhicule, d’avoir une incidence négative sur l’environnement ou de mettre en danger les autres usagers de la route ».

Des défaillances critiques

Les défaillances critiques revêtent « un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou » ont « une incidence grave sur l’environnement », précise le texte. D’après un document publié par le ministère de la Transition écologique et solidaire et le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA), l’expression peut recouvrir :

  • des plaquettes de frein absentes ou mal montées ;
  • l’absence de liquide de frein ;
  • un disque de frein cassé ;
  • un volant non fixé ;
  • un essieu fêlé ;
  • l’absence de tout ou partie du pare-brise ;
  • l’absence de fonctionnement des feux stop ;
  • la formation d’étincelles au niveau du câblage électrique ;
  • la mauvaise fixation des roues ;
  • la pénétration de fumées ou de gaz d’échappement dans l’habitacle du véhicule ;
  • l’impossibilité d’enclencher une vitesse ;
  • l’absence de retour en position repos de la pédale d’embrayage ;
  • l’arrachage de l’ancrage des ceintures de sécurité ;
  • la mauvaise fixation du siège conducteur.

Le nombre de défaillances potentielles va augmenter de 409 à environ 600, indiquent le ministère de la Transition écologique et solidaire et le CNPA.

Le nombre de points de contrôle passera de 123 (répartis en dix fonctions) à 131 (en neuf fonctions).

Une contravention de 135 €

Si vous utilisez votre véhicule au-delà de la période de validité du contrôle, vous risquez une contravention de quatrième classe, d’un montant forfaitaire simple de 135 €.

Si le contrôle donne lieu à un résultat défavorable, une contre-visite est nécessaire, « qui ne peut être réalisée que dans le délai de deux mois après le contrôle technique », exige l’arrêté. Si ce délai n’est pas respecté, un autre contrôle technique périodique s’impose.

Ces modifications sont susceptibles de renchérir du coût de l’opération, qui s’élève en moyenne à 65 € (14 € pour la contre-visite). Les éventuelles hausses sont à la discrétion des professionnels, dont le niveau de diplôme minimal requis augmente (un bac pro en mécanique auto à la place d’un CAP ou d’un BEP).

Les contrôles, d’une durée moyenne de 40 minutes, seront « probablement » plus longs, « au moins dans les premiers mois », les centres agréés devant s’adapter à la réforme, prévoient le ministère de la Transition écologique et solidaire et le CNPA.