Réforme du contrôle technique : pourquoi est-elle suspendue ?

Réforme du contrôle technique : pourquoi est-elle suspendue ?
Une réforme du contrôle technique devait entrer en vigueur le 1er janvier 2019. - © Olivier Le Moal

Des véhicules diesel récents risquaient d’être recalés dans le cadre du dispositif, assure l’association 40 millions d’automobilistes.

La mesure est présentée comme un geste d’« apaisement » de la colère des « gilets jaunes » : Edouard Philippe a annoncé, mardi 4 décembre, une suspension pour 6 mois de la réforme du contrôle technique, qui devait être mise en œuvre le 1er janvier 2019.

Le dispositif comprenait un renforcement du contrôle de l’opacité des fumées des véhicules diesel, comme l’explique le ministère de la Transition écologique et solidaire sur son site.

Pour l’association 40 millions d’automobilistes, le moratoire ne constitue pas une réponse au mouvement social mais la correction d’une réforme critiquable.

Des véhicules récents fonctionnant au diesel, homologués selon les normes anti-pollution Euro 5 ou Euro 6, risquaient d’être recalés, explique la structure dans un communiqué.

Une progression du taux de contre-visite

L’application de la réforme aurait fait progresser le taux de contre-visites de ces véhicules, à hauteur de 4,1 % pour les véhicules Euro 5, de 2,6 % pour les véhicules Euro 6, indique 40 millions d’automobilistes, rapportant les estimations des « professionnels du secteur »

« Le gouvernement a donc clairement profité des annonces visant à apaiser la colère des gilets jaunes pour reporter cette mesure », affirme la structure.

L’exécutif ne satisfait en revanche pas une revendication des gilets jaunes, la remise en cause du contrôle technique durci en vigueur depuis le 20 mai.

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