Réforme du collège, un retour en arrière ?

Réforme du collège, un retour en arrière ?
Jean-Michel Blanquer présente jeudi 8 juin au Conseil supérieur de l’éducation (CES) son projet d’arrêté sur la réforme du collège. - © monkeybusinessimages

Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, veut revenir sur des mesures prises sous le quinquennat de François Hollande.

Jean-Michel Blanquer présente jeudi 8 juin au Conseil supérieur de l’éducation (CES) son projet d’arrêté sur la réforme du collège, qui doit entrer en vigueur à la rentrée 2017. Le ministre de l’Education nationale compte remettre en cause plusieurs mesures prises sous le quinquennat de François Hollande. Le texte doit modifier un arrêté du 19 mai 2015.

Le ministre soumet en plus à la communauté éducative un projet de décret élargissant le « champ des dérogations » à la semaine de quatre jours et demi « dans les écoles maternelles et élémentaires publiques ».

Jean-Michel Blanquer a par ailleurs annoncé, dans un entretien publié jeudi par Le Parisien/Aujourd’hui en France, le retour du redoublement dans les établissements, devenu exceptionnel. « Mais le redoublement doit rester possible quand c’est dans l’intérêt de l’élève, et dans des cas qui doivent rester rares », a-t-il précisé au quotidien. Le ministre souhaite aussi « donner aux élèves de CM2 la possibilité de bénéficier de soutien gratuit, avant l’entrée en 6e. Ces stages d’une semaine seront proposés fin août au moins en éducation prioritaire, et si possible plus largement ». Jean-Michel Blanquer entend également développer les études dirigées et l’apprentissage de la musique dans les écoles et les collèges.

Le rétablissement des classes bilangues

Les établissements auront la faculté de rétablir l’apprentissage d’une deuxième langue étrangère dès la 6e, « dans la limite de deux heures hebdomadaires », selon le projet d’arrêté.

L’enseignement d’une langue vivante renforcée – deux heures en plus par semaine – sera possible dès la 5e.

En outre, dans chaque classe, un enseignement pourra « être dispensé dans une langue vivante étrangère, dans la mesure où les compétences des enseignants le permettent et lorsque les objets d’études s’y prêtent ». Par exemple, un cours d’histoire pourra être donné en langue vivante.

L’introduction d’une deuxième langue dès la 5e sera maintenue.

L’augmentation des volumes horaires des cours de latin et de grec

Les enseignements des « langues et cultures de l’Antiquité » pourront être dispensés « dans la limite d’une heure hebdomadaire en classe de cinquième et de trois heures » par semaine en quatrième et en troisième.

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