Que risque-t-on à voyager dans un véhicule Uberpop ?

Que risque-t-on à voyager dans un véhicule Uberpop ?

Un arrêté préfectoral interdit depuis jeudi 25 juin 2015 les véhicules de tourisme avec chauffeur à Paris. En tant que passager d’un de ces véhicules, que risque-t-on ?

En tant qu’utilisateur, vous ne courez aucun risque à emprunter un véhicule de transport avec chauffeur via les applications Uberpop, Heetch et Dump. Enfin, si… Vous vous exposez à terminer votre trajet par vos propres moyens.

Saisie du véhicule des conducteurs Uberpop

Depuis l’arrêté préfectoral du 25 juin 2015, l’activité de ces applications de mise en relation de chauffeurs avec des particuliers est interdite dans l’agglomération parisienne et aux aéroports de Roissy et d’Orly. Dans onze autres départements, la Gironde, le Bas-Rhin, le Nord, les Bouches-du Rhône, l’Isère, les Yvelines, la Loire-Atlantique, le Rhône, le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine, UberPop est également déclaré illégal. En cas de contrôle, les chauffeurs encourent la saisie de leur véhicule et une contravention de première classe sur le champ. Ce délit les expose ensuite à des sanctions allant jusqu'à un an d'emprisonnement, 15 000 euros d'amende, la suspension de leur permis de conduire et la confiscation de leur voiture. Un véhicule a été saisi mercredi 24 juin, en fin d’après-midi, aux abords de la gare de Lyon, à Paris.

Plainte pour « incitation à poursuivre une activité illégale »

Dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 juin, le président François Hollande a déclaré qu’Uberpop « doit être dissous et déclaré illégal » lors d’une conférence de presse en marge du sommet européen, à Bruxelles. Il a également condamné les violences des manifestations du mouvement de protestation des taxis du jeudi 25 juin. Près de 3000 taxis avaient manifesté contre la « concurrence sauvage » des véhicules Uberpop. Au micro de RTL, vendredi 26 juin, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve a déclaré avoir porté plainte contre les dirigeants d’Uberpop pour « incitation à poursuivre une activité illégale ».

Cette interdiction intervient dans le cadre de la loi Thévenoud, votée en octobre 2014. Celle-ci pose le principe selon lequel il est interdit de proposer une prestation de transport routier à titre onéreux si l’on n’est pas inscrit comme chauffeurs de taxis ou VTC. D’après les chiffres de la Préfecture de police, depuis le 1er janvier 2015, plus de 384 procédures judiciaires contre les utilisateurs d’applications illégales de mise en relation ont été initiées, dont quatre interpellations mercredi soir dans le secteur des Grands Magasins. Elles ont donné lieu à une centaine de condamnations par la justice. La Préfecture de police affirme dans son communiqué que « de nouvelles opérations seront conduites dans les jours à venir ». Dans ce face à face, Uberpop a répliqué avec le lancement d'une pétition en ligne, « OuiPop », qui a déjà réuni presque 100 000 signatures virtuelles en faveur de ces VTC.  

Comment se déroulent les contrôles ?

Ce sont les « Boers », fonctionnaires de police, qui se chargent de réaliser les contrôles des taxis et des VTC. Ils sont entre 80 et 100 à exercer sur l’agglomération parisienne. Ces types de véhicules sont difficiles à identifier et à localiser : ils ne présentent aucun élément distinctif. Les voitures avec un passager à l’arrière, un téléphone sur le tableau de bord mettent la puce à l’oreille aux agents de police. D’autant plus lorsqu’ils se présentent aux abords des gares, aéroports et grands axes. 

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