Péages autoroutiers : la Cour des comptes épingle les hausses de prix

Péages autoroutiers : la Cour des comptes épingle les hausses de prix

Les tarifs des péages sur autoroute sont de plus en plus élevés. Ces hausses de prix sont dénoncées par la Cour des comptes, dans la mesure où les sociétés d'autoroute ne sont pas tenues de réinvestir leurs bénéfices en faveur des usagers.

Les automobilistes l'ont constaté : les tarifs des péages autoroutiers augmentent régulièrement depuis plusieurs années. C'est également le constat relevé par la Cour des comptes dans un rapport publié le 24 juillet 2013.

Des hausses de tarifs autoroutiers supérieures à l'inflation

Ainsi, pendant la période 2009-2012, pour les véhicules légers, la progression des tarifs a été particulièrement importante chez les sociétés d'autoroute SAPN, ASF et Escota (2,2 % par an), Cofiroute (1,9 % par an), APRR et Area (1,8 %). Toutes ces hausses ont été supérieures à l’inflation, qui s'est établie à 1,6 % par an.

Conséquence : en 2012, alors que le trafic des autoroutes a chuté fortement, le chiffre d’affaires produit par les péages s’est légèrement accru pour les sociétés d'aurotoute ASF, Escota, APRR et Area. Entre 2006 et 2011, les sept sociétés (ASF, Escota, APRR, Area, Cofiroute, SAPN,et Sanef) ont vu leur chiffre d'affaires croître de 4 % par an .

Les bénéfices des sociétés d'autoroute n'ont pas à être réinvesties

Ces augmentations sont principalement la conséquence de la mise en œuvre des contrats de plan signés depuis 2009, qui prévoient des hausses tarifaires destinées à financer des investissements supplémentaires.

Ces contrats de plan sont négociés avec les sociétés d'autoroutes. Mais, depuis 2006, celles-ci ayant été privatisées, l'Etat peine à faire entendre sa voix lors des négociations, observe la Cour des comptes.

De plus, les contrats de plan prévoient que tout investissement est compensé par une hausse de tarifs. En revanche, souligne la Cour des comptes, "les bénéfices des sociétés concessionnaires n’ont pas à être réinvestis dans des investissements nouveaux ou dans des diminutions de tarifs. Ce modèle ne peut donc qu’aboutir à une hausse constante et continue des tarifs".

Les Hauts magistrats recommandent donc l'adoption d'un nouveau cadre juridique permettant de "garantir que les intérêts des usagers et de l’État soient suffisamment pris en compte".

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