Pourquoi les prix des produits alimentaires vont augmenter

Pourquoi les prix des produits alimentaires vont augmenter
L’ordonnance relève le seuil de revente à perte des denrées alimentaires. - © DreanA

Les consommateurs risquent de subir les effets d’une ordonnance prise par le gouvernement pour augmenter les marges des agriculteurs.

La réforme va certainement avoir un impact sur les prix des denrées alimentaires. Le gouvernement d’Edouard Philippe a publié, jeudi 13 décembre au Journal officiel, une ordonnance qui prévoit notamment de relever le seuil de revente à perte, afin d’accroître les marges des agriculteurs.

Comme le rappelle le ministère de l’Agriculture, ce niveau empêche un magasin, par exemple un supermarché, de vous vendre un « produit en dessous du prix auquel il a été acheté au fournisseur ».

L’article 2 du récent texte relève de 10 % ce niveau plancher, pour une entrée en vigueur « à une date fixée par décret et au plus tard le 1er juin 2019 ». Un produit acheté 1 € au fournisseur doit donc être vendu à 1,10 € minimum.

Un encadrement des promotions

Toujours pour augmenter les marges des agriculteurs, l’ordonnance encadre les promotions « ayant pour effet de réduire le prix de vente » (article 3).

Les avantages, accordés soit par le fournisseur soit par le distributeur, ne doivent pas représenter plus de 34 % du prix : comme l’explique l’Agence France-Presse, la pratique du type « Un acheté, le second offert » est ainsi interdite, un produit pouvant être gratuit si vous en achetez deux. Cette règle doit entrer en vigueur le 1er janvier 2019.

L’encadrement ne s’applique pas « aux produits périssables et menacés d’altération rapide, à condition que l’avantage promotionnel ne fasse l’objet d’aucune publicité ou annonce à l’extérieur du magasin », précise le texte.

Le fournisseur ou le distributeur ne respectant pas le dispositif risque une amende. Le montant maximal de l’amende atteint :

  • 75 000 € pour un individu ;
  • 375 000 € ou la moitié des dépenses de publicité engagées au titre de l’avantage promotionnel pour une personne morale comme une société.

L’ordonnance vise les denrées alimentaires mais aussi « les produits destinés à l’alimentation des animaux de compagnie ».

Un renchérissement des prix

La parution du texte résulte de la loi agriculture et alimentation du 30 octobre. Dans l’étude d’impact du projet de loi, le gouvernement admettait que le relèvement du seuil de revente à perte peut faire monter les prix.

Il estimait entre 0,7 et 2 % la « hausse mécanique moyenne des prix des produits alimentaires vendus en grande surface ». Tout en qualifiant de « très complexe » une évaluation précise.

  • Pour consulter l’ordonnance, cliquez ici.

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