Les prix de l’immobilier vont légèrement augmenter en 2019

Les prix de l’immobilier vont légèrement augmenter en 2019
Les montants exigés par les vendeurs dans l’ancien vont progresser de 1 % en moyenne cette année. - © galitskaya

Le site MeilleursAgents évalue à 1 % la hausse moyenne des montants sur l’année. Les taux de crédit vont rester bas.

Le krach n’est pas pour demain. Les prix des biens immobiliers anciens vont même légèrement progresser en 2019. La hausse moyenne doit atteindre 1 % en moyenne, anticipe MeilleursAgents dans une étude parue jeudi 10 janvier.

En 2018, les montants exigés par les vendeurs dans l’ancien ont crû de 1,2 %, à 2 523 € en moyenne le mètre carré, selon le site. Dans les 10 plus villes françaises les plus peuplées hors Paris, les prix ont augmenté de 4 % l’année dernière. La hausse va être comprise entre 2 et 4 % en 2019, prévoit l’entreprise. 

« La dynamique de 2018 s’explique par des conditions de crédit très favorables : le taux moyen exigé par les banques pour un crédit sur 20 ans a atteint 1,5 % en décembre », nous déclare Thomas Lefebvre, directeur scientifique de MeilleursAgents, en s’appuyant sur les calculs du réseau de courtage Empruntis.

« Le taux moyen sur 20 ans devrait rester à ce niveau en 2019, compte tenu de la politique de la Banque centrale européenne (BCE) », estime-t-il.

Sandrine Allonier, porte-parole du réseau de courtage Vousfinancer.com, prévoit elle « une remontée des taux limitée ».

« Le taux moyen sur 20 ans s’élèvent actuellement à 1,55 %. Sur l’année, ils devraient légèrement progresser, pour s’établir autour de 1,75-1,85 % », nous indique Sandrine Allonier, affirmant que « les banques vont continuer à soutenir le marché immobilier ».

Des facteurs négatifs

Mais le ralentissement de l’activité économique est susceptible de pénaliser le secteur. Tout comme l’approche des élections européennes en mai, l’attentisme étant traditionnellement de mise dans un contexte électoral.

« Le mouvement des ‘‘gilets jaunes’’ peut aussi avoir un impact négatif, poursuit Thomas Lefebvre. Certains effets sont visibles : des visites, des signatures de promesse ou de mandat de vente n’ont pas eu lieu parce que des personnes n’ont pu se déplacer ou parce que des agences immobilières étaient fermées. Surtout, le mauvais climat social risque de dégrader la confiance ».

De surcroît, la prochaine application de l’encadrement des loyers dans certaines villes, rendue à nouveau possible par la loi du 23 novembre dernier portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan, article 140), est susceptible de décourager les investisseurs, juge le cadre de MeilleursAgents. 

Thomas Lefebvre souligne toutefois le coup de pouce offert par le nouveau dispositif d’incitation fiscale à l’investissement locatif, le Denormandie, entré en vigueur le 1er janvier.

La demande de biens anciens va baisser. D’après MeilleursAgents, le nombre de transactions, à 957 000 l’année dernière, doit se situer entre 850 000 et 900 000 en 2019.

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