Les atteintes psychologiques et les agressions verbales au sein des couples, un mal répandu

Les atteintes psychologiques et les agressions verbales au sein des couples, un mal répandu
12,7 % des femmes déclarent avoir subi des atteintes psychologiques ou des agressions verbales. - © Aldo Murillo

Des remarques désagréables aux menaces, elles touchent plus d’un adulte sur dix, les femmes étant plus souvent victimes que les hommes, selon l’Insee.

En 2014 et en 2015, 12,7 % des femmes et 10,5 % des hommes ont dit avoir subi des atteintes psychologiques ou des agressions verbales dans les deux années précédentes, révèle l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans une enquête parue lundi 4 juillet*.

  Ensemble Hommes Femmes
Atteintes psychologiques ou agressions verbales 11,6 % 10,5 % 12,7 %
Comportements dévalorisants, méprisants ou de jalousie répétitifs (plusieurs fois au souvent) 7,9 % 6,7 % 9,1 %
Insultes et injures répétitives (plusieurs fois ou souvent) 2,9 % 2,2 % 3,6 %
Menaces ou actes de contrôle (au moins une fois) 7 % 6,3 % 7,8 %

Des violences psychologiques ou des disputes

Les atteintes psychologiques et agressions verbales peuvent constituer des violences psychologiques ou s’inscrire dans le cadre de disputes.

« Contrairement au conflit, où des différends peuvent exister et être négociés, la violence est perpétrée de façon univoque et destructrice. Il n’est cependant pas possible de distinguer avec certitude ce qui relève du conflit conjugal ou de la violence psychologique », remarquent les auteurs.

Mais « l’analyse des différentes formes d’atteintes subies et de leur combinaison permet de repérer des cas où les personnes présentent un risque plus ou moins élevé d’être victime de violences psychologiques ».

Un contexte de consommation d’alcool ou de stupéfiants

La consommation d’alcool ou de stupéfiants par l’auteur est susceptible de favoriser les atteintes psychologiques ou les agressions verbales. « Pour 18 % des victimes […], le partenaire était sous l’emprise » d’une de ces substances.

Comme les violences physiques, les « atteintes psychologiques ou les agressions verbales sont présentes dans tous les milieux sociaux et culturels ». Mais « à caractéristiques égales, avoir un conjoint sans emploi multiplie le risque de subir ces atteintes de 1,4 pour les hommes et de 1,7 pour les femmes ».

Les violences physiques ou sexuelles s’accompagnent souvent d’atteintes psychologiques ou d’agressions verbales. « En effet, parmi les victimes ayant subi des violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint (ou ex-conjoint), huit femmes sur dix et six hommes sur dix déclarent avoir été également soumis à des atteintes psychologiques ou des agressions verbales », précise l’Insee.

* Ont été interrogées des personnes de 18 à 75 ans en couple ou ayant été en couple au cours des deux dernières années. 

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