Le travail de nuit présente bien des risques pour la santé

Le travail de nuit présente bien des risques pour la santé
L’étude de l’Anses alerte quant aux dangers du travail de nuit. - © Predrag Vuckovic

Une expertise de l’Anses alerte sur les dangers du travail nocturne, qui concernait 3,5 millions de personnes en 2012.

Une étude scientifique publiée mercredi 22 juin confirme les risques du travail de nuit pour la santé, qui concernait 3,5 millions de salariés en 2012. Saisie par le syndicat CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens), l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) détaille cet impact.

Le travail de nuit produit des effets :

  • « avérés » sur « la somnolence, la qualité de sommeil et la réduction du temps de sommeil total » ;
  • « probables » sur « la santé psychique, les performances cognitives, l’obésité et la prise de poids, le diabète de type 2 et les maladies coronariennes », comme l’infarctus du myocarde ;
  • « possibles » sur « les dyslipidémies (concentrations trop élevées de certains lipides dans le sang), l’hypertension artérielle et les accidents vasculaires cérébraux ».

Au sujet de la santé psychique, Marie-Anne Gautier, médecin et conseillère médicale à l’INRS*, nous indiquait en décembre 2014 que le travail nocturne est susceptible de causer « anxiété et dépression ».

L’Anses « conclut à un effet probable du travail de nuit sur le risque de cancer », notamment du cancer du sein.

Des « rythmes biologiques » perturbés

Les dangers du travail nocturne s’expliquent par les « perturbations des rythmes biologiques ».

Les « conditions environnementales » ne favorisent guère le sommeil des salariés travaillant de nuit : « lumière du jour pendant le repos, température en journée plus élevée qu’habituellement la nuit, niveau de bruit plus élevé dans la journée, rythme social et obligations familiales ».

Entre 21 heures et 6 heures

Très encadré, le travail nocturne s’entend en principe des activités salariées entre 21 heures et 6 heures.

Les employeurs peuvent y recourir à titre « exceptionnel » : il est obligatoirement « justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l'activité économique ou des services d'utilité sociale » (article L. 3122-32 du Code du travail).

Avant d’être affectés à un poste de nuit et tous les six mois maximum, les salariés bénéficient d’une visite médicale.

Pour en savoir plus sur le dispositif juridique, consultez notre article : « Travail de nuit : horaires, salaire, contrat ».

* Institut national pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.

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