Cigarette électronique : neuf préconisations

Un groupe d'experts a donné son feu vert mardi à la cigarette électronique mais en assortissant son usage, par mesure de précaution, de toute une série de garde-fous, visant notamment à éviter qu'elle ne devienne une porte d'entrée dans le tabagisme chez les jeunes.

En attendant des réponses fiables sur la dangerosité comparée de la cigarette électronique et de la cigarette normale, l'Office français de prévention du tabagisme souhaite délivrer quelques conseils.

Ces experts préconisent de ne pas interdire la cigarette électronique mais de "réglementer le produit, sa distribution et son utilisation".

Le rapport a été présenté mardi après-midi par le Pr Bertrand Dauzenberg, pneumologue et président de l'OFT et contient 28 recommandations, notamment :

  • Ne pas freiner son accès pour les fumeurs.
     
  • L'interdire pour les mineurs.
     
  • L'interdire dans tous les endroits publics "où il est interdit de fumer", comme prévu par le code de santé publique. La e-cigarette "pourrait constituer une incitation à fumer".
     
  • Limiter la concentration maximale de nicotine dans les e-liquides à 18mg/ml contre 20 actuellement pour ceux qui ne sont pas considérés comme des médicaments — les liquides concentrant une quantité de nicotine supérieure à 20 mg/ml sont des médicaments vendus uniquement en pharmacie.
     
  • Interdire la vente dans les supermarchés, pour la limiter aux "établissement agréés", c'est-à-dire les bureaux de tabac ou les boutiques spécialisées.
     
  • Indiquer clairement sur tous les emballages la composition des e-liquides.
     
  • Interdire la publicité.
     
  • Recommander que la cigarette électronique ne soit pas utilisée par les femmes enceintes.
     
  • Inciter à la "vigilance" en ce qui concerne son usage prolongé, en l'absence d'études sur une utilisation supérieure à 6 mois.

Pour décrocher du tabac

Selon les fabricants, le produit serait utilisé par 500 000 personnes en France mais, pour le Pr Dautzenberg, le nombre d'utilisateurs pourrait déjà atteindre le million.

Le rapport estime que la dangerosité du tabac - qui tue 73 000 personnes par an en France - justifie l'étude de nouveaux produits de substitution comme la e-cigarette chez les fumeurs dépendant au tabac.

Pour un gros fumeur, ce sera toujours mieux", relève le Pr Dautzenberg.

Un enjeu économique

Le président de la confédération des buralistes, Pascal Montredon, a pour sa part invité mardi le gouvernement à aller "jusqu'au bout de la logique de réglementation en confiant la vente de la cigarette électronique à un réseau déjà agréé : les buralistes".

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