Ce qui a changé le 1er janvier

Ce qui a changé le 1er janvier
Une série de mesures sont entrées en vigueur mardi 1er janvier. - © dekdoyjaidee

Le début de l’année marque l’entrée en vigueur d’une série de mesures susceptibles d’avoir un impact dans votre vie quotidienne et professionnelle. Tour d’horizon.

Revalorisation du Smic

Le gouvernement d’Edouard Philippe a relevé de 1,5 % le salaire minimum interprofessionnel de croissance, appliquant la formule de calcul issue du Code du travail, indique un décret paru le 20 décembre 2018 au Journal officiel.

Le Smic passe donc de 9,88 à 10,03 € brut. Le montant mensuel pour un plein temps (35 heures par semaine, la durée légale de travail) progresse de 1 498,47 à 1 521,22 € brut.

Coup de pouce à la prime d’activité

La prime d’activité augmente. Certaines personnes rémunérées au Smic doivent bénéficier d’un coup de pouce de 90 €, pour les versements de la prime intervenant à partir du 5 février. Au total, leurs revenus doivent s’accroître de quelque 100 € par mois, en tenant compte de la revalorisation du salaire minimum. Le gouvernement avait un temps envisagé une hausse de 100 € de la prime d’activité, une prestation destinée à compléter les ressources des personnes tirant des revenus modestes de leur travail. 

Les conditions d’éligibilité à la prime sont assouplies. Le seuil de ressources mensuelles pour une personne seule sans enfant passe ainsi de 1 560 € à 1 806 € net, explique la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) dans un communiqué.

Pour savoir si vous avez droit à l’aide, vous pouvez utiliser le simulateur disponible sur le site caf.fr.

Exonérations sur les heures supplémentaires

Les rémunérations des heures supplémentaires (complémentaires si vous travaillez à temps partiel) accomplies dans le privé comme dans le public ne sont plus soumises à l’impôt sur le revenu. Elles sont en outre exonérées de cotisations sociales salariales.

La contribution sociale généralisée (CSG), la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) et les cotisations patronales restent dues sur les heures supplémentaires.

Hausse des cotisations vieillesse

Les fonctionnaires voient leurs cotisations vieillesse progresser de 0,27 point, à 10,83 %.

Les salariés du privé enregistrent les conséquences de la fusion des régimes de retraite complémentaires Arrco et Agirc.

Pour la plupart d’eux, les cotisations de retraite complémentaire vont augmenter, à l’exception des cadres aux rémunérations les plus faibles, qui disposaient jusqu’au 1er janvier d’une garantie minimale de points (GMP), supprimée à cette date.

Différentes autres mesures entrent en vigueur dans le cadre de la fusion des régimes Arrco et Agirc. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Des réformes pour les indépendants

Depuis le 1er janvier 2018, ces travailleurs dépendent de la Sécurité sociale pour les indépendants, soit du régime général de la « Sécu ».

La mise en œuvre de la suppression du régime social des indépendants (RSI), défaillant, se poursuit.

Depuis le 1er janvier 2019, les nouveaux indépendants (à l’exception des agriculteurs), anciens salariés, relèvent de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de leur domicile. Si vous exerciez déjà une activité indépendante l’année dernière, le rattachement doit s’opérer en 2020.

Augmentation de différentes prestations sociales

L’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa, ancien minimum vieillesse) monte de :

  • 35 € par mois pour une personne seule ;
  • 54 € par mois pour un couple.

Le revenu de solidarité active (RSA) et l’allocation de solidarité spécifique (ASS), versée sous conditions aux chômeurs en fin de droits, progressent de 1,5 %.

Les pensions de retraite et les allocations familiales augmentent de 0,3 %.

Annulation de la hausse de la CSG pour certains retraités

L’augmentation de la CSG, entrée en vigueur le 1er janvier 2018, est annulée pour près de la moitié des retraités touchés.

Le taux de contribution sur les pensions est en repli de 8,3 à 6,6 %.

Pour être éligible à cette mesure, le revenu fiscal de référence (RFR) de votre foyer ne doit pas dépasser certains plafonds.

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Baisse des tarifs réglementés du gaz

Ces tarifs, que pratiquent Engie et des régies locales de distribution (RLD), diminuent de 1,9 %, un deuxième mois consécutif de repli, révèle dans une délibération du 13 décembre dernier la Commission de régulation de l’énergie (CRE), qui a contrôlé la validité du barème proposé par le groupe.

Selon les usages, le montant de facture annuelle d’un consommateur moyen (hors taxes et contribution tarifaire d’acheminement) recule de :

  • 0,6 % pour la cuisson ;
  • 1,2 % pour la cuisson et l’eau chaude ;
  • 2 % pour le chauffage ;
  • 2,3 % pour la petite chaufferie.

Relèvement des prix des timbres

Les tarifs postaux augmentent. Dans le détail, vous devez payer :

  • 1,05 € pour une lettre prioritaire de moins de 20 grammes ;
  • 0,88 € pour une lettre verte ;
  • 0,86 € pour un Ecopli ;
  • 1,28 € pour une lettre suivie ;
  • 4,18 € pour une lettre recommandée.

Prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu

Cette réforme de collecte de l’impôt sur le revenu entre en vigueur.

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Interdiction de la vente de pesticides de synthèse aux particuliers

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