Ce qui change au 1er octobre

Ce qui change au 1er octobre
La suppression de la cotisation salariale d’assurance-chômage entre en vigueur. - © ALF photo

Découvrez les mesures susceptibles de vous concerner dans votre vie quotidienne et professionnelle, à partir de lundi prochain.

Hausse des tarifs réglementés du gaz

Les tarifs réglementés du gaz pratiqués par Engie et les entreprises locales de distribution augmentent de 3,25 % par rapport à septembre, indique la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans une délibération vérifiant la conformité du barème proposé par le groupe d’énergie. Octobre va constituer le sixième mois consécutif de hausse des tarifs réglementés du gaz.

Dans le détail, en excluant les taxes et la contribution tarifaire d’acheminement (CTA), la facture annuelle d’un client moyen progresse de :

  • 1 % pour la cuisson ;
  • 2 % pour la cuisson et l’eau chaude ;
  • 3,3 % pour le chauffage ;
  • 3,9 % pour la petite chaufferie.

Augmentation de votre salaire net

Votre salaire net augmente légèrement : la cotisation salariale de chômage disparaît.

Jusqu’au 1er octobre, la somme prélevée à ce titre représente 0,95 % de votre salaire brut total, dans la limite toutefois de 13 244 € par mois.

Cette suppression intervient après la diminution de la cotisation chômage à la charge des salariés, de 2,40 à 0,45 %, et la fin de la cotisation salariale maladie, qui atteignait 0,75 %. Entrées en vigueur le 1er janvier, ces deux mesures ont entraîné une hausse de votre salaire net au début de l’année, malgré l’augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG).

La cotisation chômage à la charge des employeurs est elle maintenue.

Selon un arrêté du 9 mai 2018, plus aucune valeur ne figurera à la ligne « Assurance-chômage » ou « Chômage », dans les colonnes « Taux salarial » et « Part salarié ».

De nouveaux taux de l’usure

Un document publié mercredi 26 septembre au Journal officiel actualise les taux de l’usure, qui seront en vigueur du 1er octobre au 31 décembre. Lorsqu’ils consentent des crédits à des particuliers ou à des professionnels, les établissements de crédit ne peuvent dépasser ces plafonds.

Les seuils de l’usure représentent le tiers des « taux effectifs moyens pratiqués » pour les différents types de prêts durant le trimestre précédent, indique sur son site la Direction générale du Trésor du ministère de l’Economie et des finances.

Les crédits à la consommation

Voici les taux applicables aux crédits à la consommation :

Le montant de votre crédit est…

Taux effectif pratiqué par les établissements de crédit et les sociétés de financement au troisième trimestre 2018

Seuil de l’usure au quatrième trimestre 2018

… inférieur ou égal à 3 000 €

15,91 %

21,21 %

… supérieur à 3 000 € et inférieur ou égal à 6 000 €

9,44 %

12,59 %

… supérieur à 6 000 €

4,42 %

5,89 %

Les crédits immobiliers

Pour les crédits immobiliers ou les prêts d’un montant supérieur à 75 000 € et destinés à financer des dépenses relatives à la réparation, à l’amélioration ou à l’entretien d’un bien immobilier à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation, les taux figurent dans le barème suivant :

 

Taux effectif pratiqué par les établissements de crédit et les sociétés de financement au troisième trimestre 2018

Seuil de l’usure au quatrième trimestre 2018

Prêts à taux fixe d’une durée inférieure à 10 ans

2,12 %

2,83 %

Prêts à taux fixe d’une durée comprise entre 10 ans et moins de 20 ans

2,14 %

2,85 %

Prêts à taux fixe d’une durée de 20 ans et plus

2,31 %

3,08 %

Prêts à taux variable

1,84 %

2,45 %

Prêts-relais

2,44 %

3,25 %

Les découverts en compte pour les professionnels

Pour les découverts en compte des personnes physiques agissant pour leurs besoins professionnels et des personnes morales exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale, le plafond s’élève à 10,47 %.