Vivre avec un conjoint stressé

Vivre avec un conjoint stressé

Dans les familles, il y a souvent un(e) grand(e) stressé(e) qui 'met la pression' sur les autres. Parvenir à rester zen, tel est le défi du conjoint !

Le stress est une réaction physiologique qui se met en place devant une situation de danger (ou perçue comme telle). Une véritable tempête hormonale se déclenche dans notre corps, nous fournissant le carburant supplémentaire pour parvenir à faire face. Les difficultés surviennent quand le stress s'installe et perdure, comme si la situation de danger devenait permanente.

Aux sources du stress

Le stress prend différentes formes, selon son origine. Le manque d'estime de soi en est une. Dans ce cas, la personne stressée se prend pour une victime, elle considère que le conjoint devrait être son sauveur et, comme il ne l'est pas, elle le fantasme en bourreau.

Attention aux mauvaises réactions !

Les reproches - ou, à l'inverse, les appels au calme - envers la personne stressée sont à éviter. Ils exacerbent les tensions, qu'elle doit pouvoir évacuer, sous peine de risquer des problèmes de santé. Fuir ou faire le dos rond n'est pas non plus la solution.

Quelqu'un qui manque d'affirmation de soi va spontanément être dans l'évitement pour subir le moins possible, quelqu'un de très assuré va riposter fermement. La réaction est quelque chose d'irréfléchi et de conditionné par la personnalité. Mieux vaut une réponse consciente et délibérée visant à améliorer les choses plutôt qu'une réaction, quelle qu'elle soit.

Parler du stress en temps de paix

Dans les moments où tout va bien, on peut en profiter pour mettre au point un protocole. Sans viser à supprimer complètement les crises de stress, il est souhaitable de les évoquer et de se mettre d'accord sur un signal indiquant que ça ne va pas durer longtemps.

Les moments de tension dans le couple diminuent ainsi en durée et en intensité, ils peuvent aussi devenir moins fréquents. Trouver la porte de sortie, c'est possible, à condition de bannir toute idée de vengeance et de ne pas en vouloir à son conjoint. Ce dernier, quant à lui, doit admettre que si l'autre n'a pas la bonne réponse, c'est que dans ce contexte et à ce moment-là il n'a pas pu faire autrement.

Prendre de la distance pour se protéger

L'expression du stress suit un schéma prédéterminé. Quand le conjoint l'a bien en tête, il peut se protéger de ses effets négatifs.

Cette démarche permet d'être ainsi plus fort que celui qui est en proie à ses émotions, en lui faisant comprendre son besoin de se mettre psychologiquement à distance :

Je suis là, je te fais face sans te tancer, je t'écoute, je sais que dans une heure ou deux, quand ta crise sera passée, tu vas trouver que ce genre d'excès était sans intérêt."

Pour parvenir à atténuer le stress de l'autre, il convient d'atténuer l'intensité de ses propres émotions. Tout le travail d'apaisement ne doit pas pour autant reposer sur les épaules d'un seul, il est déterminant de coopérer.

Adapter sa réponse au stress de l'autre

Chaque forme de stress exige un traitement différent. Avec un conjoint qui remâche ses difficultés, le fait de l'emmener faire une promenade, l'entraîner à pratiquer un sport ou le faire participer à des tâches matérielles permet d'orienter ses tensions vers l'extérieur. Avec une personne plus anxieuse qu'explosive, le fait de l'inciter à se mettre en colère lui offre l'opportunité d'évacuer sa nervosité et sa peur. Cela étant, et en dépit de ces différences, il y a dans tous les cas un type de réponse approprié.

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