Parkinson : voir la maladie autrement

Parkinson : voir la maladie autrement

Grâce à des traitements de plus en plus efficaces, la grande majorité des parkinsoniens mène une vie presque normale.

La maladie de Parkinson est une maladie du système nerveux central. C'est la disparition prématurée, lente et progressive d'un petit nombre de neurones situés dans une toute petite partie du cerveau, appelée la substance noire.

Leur rôle est considérable, car ils sécrètent la dopamine, une molécule qui permet de faire passer l'influx nerveux entre certaines cellules nerveuses, notamment celles qui commandent la réalisation des mouvements.

C'est ce déficit en dopamine qui provoque les difficultés à se mouvoir, et la lenteur propre à la maladie de Parkinson.

Ce n'est pas une maladie de personnes âgées

Cette affection n'est pas une maladie du vieillissement des cellules : elle peut toucher des personnes jeunes. En effet, si la majorité des patients débutent la maladie autour de la soixantaine, 10 % en sont atteints avant 50 ans. Elle touche plus de 100 000 personnes en France, deux fois plus d'hommes que de femmes.

Elle n'est pas forcément héréditaire

On n'en connaît pas la cause exacte, mais on sait qu'il s'agit d'une maladie génétique. Certains facteurs de prédisposition ont été découverts, et des gènes responsables identifiés dans quelques cas familiaux.

Cela ne veut pas dire que la maladie est héréditaire. D'autres facteurs semblent entrer en ligne de compte, comme le stress ou la production exagérée de radicaux libres, qui empêchent le bon fonctionnement des cellules nerveuses de la substance noire.

Le tremblement n'est ni le premier ni le seul symptôme

La maladie revêt des formes très variées, pas forcément toujours graves, mais elle présente toujours cette grande gêne de la motricité.

Le tremblement est le symptôme le plus connu mais le moins constant ; il ne se manifeste qu'au repos.

C'est surtout la lenteur à effectuer les mouvements et la rigidité des muscles avec des contractions anormales qui sont à prendre en compte. Les signes n'apparaissent au début que d'un seul côté.

De plus, la personne montre une grande lassitude, se déplace lentement, se courbe en avant, a tendance à traîner les pieds, parle moins fort, sa voix devient monotone, son visage paraît inexpressif, comme figé, alors que son regard est vif.

Un diagnostic difficile : il y a 15 % d'erreurs

Aucun examen de sang ou radiologique, ni le scanner ou l'IRM ne peuvent confirmer le diagnostic : il n'y a que l'examen clinique qui le permet.

Malgré des signes caractéristiques, le diagnostic n'est pas toujours facile à établir. Il existe, en effet, un certain nombre de maladies ou de situations dont les symptômes sont proches de ceux de la maladie de Parkinson, telles que la prise prolongée de neuroleptiques, l'intoxication au monoxyde de carbone ou encore la maladie de Wilson (trop de cuivre dans le cerveau)…

Afin de lever le doute, le médecin effectue un test simple qui consiste à donner un médicament proche de la dopamine.

Si les signes observés régressent, c'est qu'il s'agit probablement de la maladie de Parkinson.

Les traitements s'améliorent

Il est possible de traiter les symptômes jusqu'à un stade avancé de la maladie, même si on ne peut toujours pas la guérir.

Comme l'insuline pour le diabétique, la dopamine est le produit de substitution du parkinsonien.

Ainsi, en rétablissant un taux normal de dopamine, on fait disparaître les symptômes, sans pour autant arrêter l'évolution de la maladie.

Mais il faut adapter le traitement au fil des ans et éviter notamment des doses trop fortes qui entraînent des effets secondaires opposés (mouvements excessifs). D'autres médicaments complètent le traitement, le rendant plus efficace ou supprimant d'autres effets observés comme l'insomnie, l'anxiété, la dépression.

On ne perd pas ses facultés mentales

Avec un traitement bien équilibré, bon nombre de personnes atteintes de la maladie de Parkinson poursuivent normalement leurs activités professionnelles pendant de longues années, car les facultés intellectuelles restent intactes.

C'est seulement en fin de maladie qu'il arrive, parfois, que les fonctions mentales se dégradent.

L'activité physique est indispensable

Pour se maintenir en forme, il faut poursuivre une activité physique normale, sans hésiter à faire du sport.

Un kinésithérapeute ou un ergothérapeute enseigneront rapidement à faire les bons mouvements pour conserver l'habileté, la mobilité, la force, pour maintenir une coordination correcte, garder l'équilibre, éviter les chutes.

Être encouragé par un professionnel et par son entourage est essentiel, car ce qui est entrepris est un véritable combat pour l'autonomie.

Les moments de découragement sont bien compréhensibles.

La chirurgie au secours des formes les plus sévères

La technique la plus récente, d'ordre chirurgical, consiste à poser des électrodes dans le cerveau et à les relier à une pile placée sous la clavicule. Elle permet une amélioration de 70 % des symptômes et du même coup la diminution de la dose quotidienne des médicaments.

Cette chirurgie est réservée aux formes les plus sévères. La liste d'attente est longue, car peu d'équipes pratiquent cette intervention (une quizaine d'hôpitaux en France).

Enfin, le coût très élevé de la pile est également un frein important.

C'est la disparition prématurée, lente et progressive d'un petit nombre de neurones situés dans une toute petite partie du cerveau, appelée la substance noire.

Leur rôle est considérable, car ils sécrètent la dopamine, une molécule qui permet de faire passer l'influx nerveux entre certaines cellules nerveuses, notamment celles qui commandent la réalisation des mouvements.

C'est ce déficit en dopamine qui provoque les difficultés à se mouvoir, et la lenteur propre à la maladie de Parkinson.

Contact utile

Association France Parkinson,

37 bis rue La Fontaine, 75016 Paris.

Tel : 01 45 20 22 20,

Fax : 01 40 50 16 44.

infos@franceparkinson.fr

Créée en 1984, l'Association France Parkinson compte environ 8 000 adhérents.