Mal de dos : thérapie classique ou alternative ?

Mal de dos : thérapie classique ou alternative ?

Le mal de dos disparaît rarement seul, d’où l’intérêt de consulter sans tarder, car les traitements sont nombreux.

En cas de douleurs dorsales, la première étape doit conduire chez le médecin généraliste qui, après un interrogatoire et un examen clinique, établit son diagnostic et prescrit à son patient des antalgiques (paracétamol, ibuprofène).

La prescription en cas de douleurs dorsales

Il y associe éventuellement des anti-inflammatoires et des décontracturants musculaires. Une ceinture lombaire ou une minerve, selon la localisation de la douleur, peuvent également rassurer le malade en maintenant sa colonne vertébrale, un peu comme un plâtre.

Contrairement à ce qui se passait il y a une vingtaine d’années, les médecins ne prescrivent plus de repos systématique. Bien au contraire ! Ils recommandent au patient de maintenir son activité autant que possible.

Des infiltrations chez le rhumatologue

Si la douleur persiste, le généraliste oriente son patient vers un rhumatologue pour des examens approfondis, un masseur-kinésithérapeute pour une rééducation, ou encore vers un ostéopathe ou un chiropraticien.

Si antalgiques et anti-inflammatoires ne suffisent pas, le rhumatologue peut proposer des infiltrations de corticoïdes entre les vertèbres, afin de diminuer, voire de faire disparaître l’inflammation.

C’est en général efficace et on vient ainsi casser le cercle vicieux des inflammations rebelles. Pour les hernies sans amélioration après trois mois de traitement ou avec déficit neurologique, reste la chirurgie.

Massage et rééducation chez le kiné

À un patient souffrant de douleurs du cou ou du dos d’origine mécanique, le médecin prescrit souvent des séances de rééducation chez un masseur-kinésithérapeute. En phase aiguë, l’application de froid et/ou de courants électriques soulage la douleur.

Le massage a un effet décontracturant indéniable, mais il n’est pas suffisant. Lorsque le mal est chronique, le travail est plus actif notamment pour renforcer les muscles abdominaux et spinaux (rachidiens) maintenant la colonne. Il reviendra ensuite au patient de reproduire des exercices deux à trois fois par semaine à domicile.

Les thérapies manuelles permettent dans certains cas de soulager rapidement la douleur. Il faut d’abord consulter son médecin quand on souffre du dos, puis demander à être orienté vers un ostéopathe lorsque l’origine de la douleur est probablement mécanique, ce qui est le cas le plus fréquent. Si l’ostéopathe est médecin, diagnostic et traitement seront effectués lors de la même visite.

Ostéopathie ou chiropratique ?

Le principe de l’ostéopathie : redonner de la mobilité dans le corps entier, et en particulier au niveau des articulations, entre les vertèbres lorsqu’elles sont "bloquées" et à l’origine d’une douleur précise. Par exemple, une douleur qui se prolonge jusque dans le pouce a pour origine un blocage entre la 5e et la 6e vertèbre cervicale. Si la douleur n’atteint que le coude, il est nécessaire d'agir entre le 4e et la 5e vertèbre cervicale, mais le rééquilibrage du bassin et du rachis, donc du corps entier, reste indispensable.

Un peu différente, la chiropratique agit par des techniques spécifiques appelées ajustements, puis par des étirements. Le chiropraticien rétablit la mobilité des articulations vertébrales et périphériques (genoux, chevilles, hanches) pouvant être à l’origine des problèmes de dos. Si, dans certains cas, elle permet d’éviter le recours aux médicaments, voire à la chirurgie, la chiropratique reste complémentaire des traitements classiques.

Comment serez-vous remboursé ?

Dans le cadre du parcours de soins, le taux de ­remboursement des consultations est fixé à 70 % du tarif conventionnel de l’assurance-maladie pour les médecins généralistes ou spécialistes. Il faut cependant noter que de nombreux spécialistes pratiquent des honoraires libres.

Un traitement chez un kinésithérapeute nécessite une prescription médicale de son médecin traitant pour ­permettre un remboursement des séances à hauteur de 60 % du tarif de base de l’assurance-maladie.

L’ostéopathie, reconnue comme pratique ­médicale en 2001, n’est pas remboursée. Seule la consultation l’est si l’ostéopathe est aussi médecin. Le solde de ses honoraires fait l’objet d’une facture, laquelle peut être en tout ou partie prise en charge par les complémentaires santé.

La chiropratique a obtenu sa reconnaissance en 2002, mais la séance (entre 50 et 80 €) n’est pas remboursée par l’assurance-maladie. Là aussi, certaines complémentaires santé en prennent une part en charge.