Cancer de la peau : n’abusez pas des cabines de bronzage

Cancer de la peau : n’abusez pas des cabines de bronzage

La probabilité de déclencher un cancer de la peau est plus élevée chez ceux qui se rendent fréquemment dans des cabines de bronzage, selon une étude américaine, dévoilée le 24 octobre 2011.

Les liens entre l’exposition au soleil et la survenue de cancers de la peau ne sont plus contestés et les messages incitant à diminuer l’exposition au soleil et à renouveler régulièrement la protection de la peau, surtout chez les enfants, commencent à être largement reçus. Mais qu’en est-il des séances dans des cabines de bronzage fréquentées régulièrement par 8 millions de Français ?

Une étude, présentée lors du 10e congrès international de l’association américaine de recherche contre le cancer (AACR), vient confirmer le risque. Elle porte sur les cas de 73 494 infirmières qui ont utilisé des machines de bronzage entre 1989 et 2009, à l’adolescence puis entre 25 et 35 ans.

Résultat : le risque de « développer un cancer baso-cellulaire et un spino-cellulaire augmente de 15 % à chaque fois que l’on fait quatre séances par an et celui de mélanomes augmente de 11 % ». L’étude montre également que le risque de développer un tel cancer est plus élevé pour les adolescents fréquentant les cabines de bronzage, comparé aux utilisateurs âgés de 25 à 35 ans.

Cette étude n’a pas encore été publiée mais conforte les actions des dermatologues destinées à attirer l’attention sur les conséquences de l’exposition de la peau aux UVA. Les UVA ont longtemps été considérés comme relativement bénins car provoquant moins de coups de soleil et favorisant plus bronzage que les UVB. On leur reconnaît aujourd’hui une pénétration profonde dans la peau favorisant l’apparition du plus grave des cancers de la peau, le mélanome malin. Or les appareils que l'on trouve en institut émettent principalement des rayons UVA.

Les plus fragiles : les jeunes et les peaux claires

Toutes les peaux ne présentent pas la même sensibilité à ces actions négatives : les personnes à la peau claire et bronzant mal ont un capital soleil très faible et connaîtront plus rapidement des troubles que ceux qui ont une peau foncée et qui bronze bien. Mais pour tous, les effets sont cumulatifs : le vieillissement cutané et les cancers ne se manifestent qu’après de longues années d’exposition aux UV. C’est pourquoi il est particulièrement difficile de sensibiliser les jeunes.

Il est donc conseillé de limiter à un maximum de 10 le nombre de séances d’UV par an et de ne pas s’y rendre quand on a pris des médicaments photosensibilisants comme certains antibiotiques, diurétiques et anti-inflammatoires. Porter des lunettes protectrices et, chez les hommes, protéger ses parties génitales pour éviter les cancers génitaux doivent devenir un réflexe chez les inconditionnels du teint hâlé.