Arrêt maladie : le montant de l'indemnité journalière bientôt réduit

Arrêt maladie : le montant de l'indemnité journalière bientôt réduit

Les indemnités journalières pour arrêt maladie seront réduites de 5,8 % en 2012, si le nouveau calcul prévu par le gouvernement est mis en place.

Les dépenses d’indemnités journalières pour maladie ont plus que doublé en quinze ans selon les chiffres fournis par la Sécurité sociale. Pour faire diminuer la facture de 220 millions d’euros en année pleine, un nouveau mode de calcul des indemnités journalières est étudié. Il pourrait être instauré par décret, sans vote du Parlement.

A partir du 1er janvier 2012, les indemnités journalières versées aux salariés indemnisés pour arrêt maladie seraient calculées sur 60 % du salaire net, et non plus sur la base de 50 % du salaire brut comme actuellement. Le calcul serait identique à celui en vigueur pour les indemnités maternité.

Ce changement représenterait une baisse de 5,8 % pour les salariés concernés.

Ceux qui bénéficient d’un complément de leur employeur dans le cadre de leur convention collective ne devraient pas être pénalisés, même si les contrats de prévoyance qu’ils ont souscrits pour couvrir ce risque pourraient augmenter leurs cotisations.

En revanche, les salariés des TPE en arrêt maladie, soit environ 7 millions de personnes par an selon les Echos, n’en bénéficient qu’au delà de huit jours d’arrêt et après un an d’ancienneté.

Les travailleurs précaires pénalisés

Selon les calculs du Monde, un salarié au Smic en arrêt maladie, sans ancienneté, sans convention collective meilleure que la loi et sans contrat prévoyance, touchera ainsi uniquement 643,80 € par mois contre 682,50 actuellement. Selon le ministère, la baisse devrait être de 75 euros par mois pour un cadre qui atteindrait le plafond de la sécurité sociale, fixé à 2 946 € bruts mensuel.

C’est cette inégalité de traitement, en défaveur des travailleurs les plus précaires, qui a conduit les syndicats et associations d’usagers à se prononcer contre le projet lors de sa récente présentation au conseil d’administration de l’assurance maladie.