Vitamine D : les bienfaits du soleil
Vitamine D : les bienfaits du soleil
Une protection contre le diabète
Sa carence pourrait aussi être impliquée dans la survenue du diabète de type 1, les médecins ayant constaté que les enfants atteints de rachitisme devenaient trois fois plus souvent diabétiques. En novembre 2001, une étude anglo-finlandaise, publiée dans "The Lancet", montrait qu’un apport de vitamine D au cours de la première année de vie réduisait de 80 % le risque d’apparition de ce diabète infantile.
Des auteurs finlandais ont ensuite cherché à vérifier s’il existait un lien entre ce déficit et le diabète de type 2. Ils se sont aperçus que plus une personne disposait de réserves, plus elle avait de chances d’échapper à ce trouble du métabolisme : le risque baissait de 82 % pour les taux les plus élevés ("Epidemiology", mai 2008).Sachant que le diabète augmente le risque de maladies cardio-vasculaires, une équipe américaine a alors calculé qu’une carence sévère en vitamine D pouvait doubler le risque d’accident cardiaque ou cérébral, notamment chez les personnes hypertendues ("Arch Inter Med", 2008). Cela justifierait le lien, déjà remarqué, entre ostéoporose et risque cardio-vasculaire.
Ce n’est pas tout ! Si la vitamine D est bénéfique pour les os, c’est aussi parce qu’elle stimule la différenciation des cellules afin qu’elles se spécialisent pour accomplir une tâche précise : fabriquer et consolider le squelette. Or le propre des cellules cancéreuses est justement qu’elles se "déspécialisent" pour devenir indifférenciées.
Quels sont nos besoins en vitamine D ?
En janvier 2006, des chercheurs américains qui ont récapitulé toutes les expériences menées en ce domaine ont conclu qu’une dose quotidienne de vitamine D diminuerait de moitié le risque de cancer du sein, du côlon et des ovaires.
Plus récemment, une quarantaine de spécialistes internationaux ont lancé un cri d’alarme (voir www.guerir.org, dirigé par David Servan-Schreiber). Alors qu’un taux de 30 nanogrammes (1 ng = 1 milliardième de gramme) par millilitre de sang avait été fixé il y a quelques années comme norme souhaitable, les signataires de l’appel voudraient atteindre un niveau de 40 à 60 ng tout au long de l’année, y compris à la fin de l’hiver, où les réserves stockées dans le foie ou la graisse sont au plus bas.
De même, bien que l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) recommande un apport quotidien par voie orale (nourriture ou gouttes) de 400 unités internationales, ces spécialistes estiment que des apports de l’ordre de 1 000 à 2 000 UI par jour seraient préférables. Mais gare aux abus, car, prise en excès, la vitamine D peut devenir toxique. En revanche, on ne court aucun risque de surdosage en prenant le soleil.
"S’il est nocif à forte dose, le soleil est indispensable à notre santé, souligne le Dr Brigitte Houssin. Pour s’assurer un niveau optimal de vitamine D, il suffit d’exposer dix à quinze minutes, deux ou trois fois par semaine, mains, avant-bras et visage. La synthèse de la vitamine D ne peut pas se produire à travers une vitre, ni sous une couche de crème solaire. Si on s’expose en milieu de journée, la synthèse est plus rapide, mais il faut surveiller que la peau ne change pas de couleur, signe que ses défenses sont débordées. Et recourir à la crème solaire lorsqu’on est obligé de s’exposer plus longtemps".
Autre article : Des vitamines pour retrouver le tonus
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