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Vitamine D : les bienfaits du soleil
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- Publié le mercredi 21 juillet 2010
La vitamine D provient pour les deux tiers de notre exposition au soleil. Faites des réserves pendant l'été, car notre squelette en a besoin !
A noter que peu d’aliments contiennent de la vitamine D : l’huile de foie de morue et les poissons gras (saumon, thon, sardines à l’huile), auxquels on peut ajouter du foie une fois par semaine et des œufs de temps en temps. Il existe aussi des laitages, des margarines et des huiles enrichis en vitamine D.
La vitamine D, essentielle pour fortifier son squelette
Bénéfice le plus connu : son rôle dans la minéralisation osseuse. "Sans vitamine D, on aurait beau manger des tonnes de calcium, notre organisme ne le retiendrait pas, rappelle le Dr Jean-Michel Borys, endocrinologue. Parce qu’elle augmente l’absorption de ce minéral au niveau de l’intestin et des reins, la vitamine D forme avec lui un tandem indispensable à la solidité de notre squelette." C’est pourquoi, depuis 1963, on la prescrit sous forme de gouttes à tous les nourrissons jusqu’à 3 ans, ce qui a conduit à la disparition des cas de rachitisme.
Le Dr Brigitte Houssin, spécialiste de médecine physique, déplore que cette supplémentation s’arrête à l’entrée en maternelle. "La croissance des enfants continue et des études ont montré que la vitamine D renforce aussi le système immunitaire, argumente-t-elle. Une expérience menée au Canada a, par exemple, prouvé que lorsque les petits écoliers reçoivent des apports en vitamine D, ils souffrent moins souvent de grippe et d’asthme."
A noter que peu d’aliments contiennent de la vitamine D : l’huile de foie de morue et les poissons gras (saumon, thon, sardines à l’huile), auxquels on peut ajouter du foie une fois par semaine et des œufs de temps en temps. Il existe aussi des laitages, des margarines et des huiles enrichis en vitamine D.
La vitamine D, essentielle pour fortifier son squelette
Bénéfice le plus connu : son rôle dans la minéralisation osseuse. "Sans vitamine D, on aurait beau manger des tonnes de calcium, notre organisme ne le retiendrait pas, rappelle le Dr Jean-Michel Borys, endocrinologue. Parce qu’elle augmente l’absorption de ce minéral au niveau de l’intestin et des reins, la vitamine D forme avec lui un tandem indispensable à la solidité de notre squelette." C’est pourquoi, depuis 1963, on la prescrit sous forme de gouttes à tous les nourrissons jusqu’à 3 ans, ce qui a conduit à la disparition des cas de rachitisme.
Le Dr Brigitte Houssin, spécialiste de médecine physique, déplore que cette supplémentation s’arrête à l’entrée en maternelle. "La croissance des enfants continue et des études ont montré que la vitamine D renforce aussi le système immunitaire, argumente-t-elle. Une expérience menée au Canada a, par exemple, prouvé que lorsque les petits écoliers reçoivent des apports en vitamine D, ils souffrent moins souvent de grippe et d’asthme."
La vitamine D pour prévenir l’ostéoporose
Mais la vitamine D ne se contente pas de faire bien grandir les enfants. À l’autre extrême de la vie, elle figure aussi sur les ordonnances, au côté du calcium, car elle prévient l’ostéoporose. Une vaste analyse, publiée en juin 2009, a confirmé que cet apport permettait de réduire d’au moins 20 % le risque de fracture après 65 ans. D’autres recherches suggèrent que la vitamine D augmente la force musculaire. Une équipe de gériatrie du CHU d’Angers a ainsi pu corréler la faiblesse des réserves en vitamine D des plus âgés et leurs difficultés à marcher. Valable à tout âge, ce constat est précieux pour éviter les chutes et les fractures en fin de vie.
De nombreux médecins pensent aussi qu’un déficit pourrait être impliqué dans certaines douleurs osseuses et musculaires évoquant une fibromyalgie. Tandis que d’autres révèlent que les sujets atteints de rhumatismes inflammatoires ont des taux bien plus faibles que la moyenne. Le Dr Houssin ne s’en étonne pas : "La vitamine D intervient dans le cycle des cytokines, ce qui lui permet de diminuer l’inflammation." Au vu d’un dosage sanguin déficitaire, un complément pourrait fournir une arme de plus pour soulager ces souffrances chroniques.
Cette vitamine pourrait aussi jouer un rôle dans le domaine des maladies auto-immunes (dues à une hyperactivité du système immunitaire) : polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaques. "À l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, on étudie ses relations avec la sclérose en plaques, souligne le Dr Houssin. Pour soigner le psoriasis, on utilise aussi depuis des années l’exposition aux UV ainsi que des pommades ou des crèmes qui contiennent des dérivés de la vitamine D."
Une protection contre le diabète
Sa carence pourrait aussi être impliquée dans la survenue du diabète de type 1, les médecins ayant constaté que les enfants atteints de rachitisme devenaient trois fois plus souvent diabétiques. En novembre 2001, une étude anglo-finlandaise, publiée dans "The Lancet", montrait qu’un apport de vitamine D au cours de la première année de vie réduisait de 80 % le risque d’apparition de ce diabète infantile.
Des auteurs finlandais ont ensuite cherché à vérifier s’il existait un lien entre ce déficit et le diabète de type 2. Ils se sont aperçus que plus une personne disposait de réserves, plus elle avait de chances d’échapper à ce trouble du métabolisme : le risque baissait de 82 % pour les taux les plus élevés ("Epidemiology", mai 2008).
Sachant que le diabète augmente le risque de maladies cardio-vasculaires, une équipe américaine a alors calculé qu’une carence sévère en vitamine D pouvait doubler le risque d’accident cardiaque ou cérébral, notamment chez les personnes hypertendues ("Arch Inter Med", 2008). Cela justifierait le lien, déjà remarqué, entre ostéoporose et risque cardio-vasculaire.
Ce n’est pas tout ! Si la vitamine D est bénéfique pour les os, c’est aussi parce qu’elle stimule la différenciation des cellules afin qu’elles se spécialisent pour accomplir une tâche précise : fabriquer et consolider le squelette. Or le propre des cellules cancéreuses est justement qu’elles se "déspécialisent" pour devenir indifférenciées.
Quels sont nos besoins en vitamine D ?
En janvier 2006, des chercheurs américains qui ont récapitulé toutes les expériences menées en ce domaine ont conclu qu’une dose quotidienne de vitamine D diminuerait de moitié le risque de cancer du sein, du côlon et des ovaires.
Plus récemment, une quarantaine de spécialistes internationaux ont lancé un cri d’alarme (voir www.guerir.org, dirigé par David Servan-Schreiber). Alors qu’un taux de 30 nanogrammes (1 ng = 1 milliardième de gramme) par millilitre de sang avait été fixé il y a quelques années comme norme souhaitable, les signataires de l’appel voudraient atteindre un niveau de 40 à 60 ng tout au long de l’année, y compris à la fin de l’hiver, où les réserves stockées dans le foie ou la graisse sont au plus bas.
De même, bien que l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) recommande un apport quotidien par voie orale (nourriture ou gouttes) de 400 unités internationales, ces spécialistes estiment que des apports de l’ordre de 1 000 à 2 000 UI par jour seraient préférables. Mais gare aux abus, car, prise en excès, la vitamine D peut devenir toxique. En revanche, on ne court aucun risque de surdosage en prenant le soleil.
"S’il est nocif à forte dose, le soleil est indispensable à notre santé, souligne le Dr Brigitte Houssin. Pour s’assurer un niveau optimal de vitamine D, il suffit d’exposer dix à quinze minutes, deux ou trois fois par semaine, mains, avant-bras et visage. La synthèse de la vitamine D ne peut pas se produire à travers une vitre, ni sous une couche de crème solaire. Si on s’expose en milieu de journée, la synthèse est plus rapide, mais il faut surveiller que la peau ne change pas de couleur, signe que ses défenses sont débordées. Et recourir à la crème solaire lorsqu’on est obligé de s’exposer plus longtemps".