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Vaincre l'acné
- Publié le lundi 16 février 2009
L’acné n’est pas un problème cantonné à l’adolescence : 40 % des femmes et 15 % des hommes en souffrent.
Sommaire de l'article : page 1 / 7
À 25 ou 30 ans, certaines femmes sont toujours affectées par des boutons inélégants. D’autres, après avoir retrouvé une peau au teint éclatant, voient soudain resurgir ces vilaines vésicules. Il arrive même que des femmes épargnées pendant leur adolescence "découvrent" l’acné à la trentaine !
Les causes multiples de l'acné
Si l’acné de l’adolescent est bien connue et si ses causes hormonales sont identifiées de longue date, celle de l’adulte n’intéresse les scientifiques que depuis une dizaine d’années.
Ces boutons (plutôt des nodules, petites boules dures et douloureuses sous la peau), localisés surtout sur le menton, autour de la bouche et du décolleté, diffèrent de l’acné de l’ado.
Sont principalement impliqués le stress et les erreurs cosmétiques.
Mais des traitements médicamenteux (contraceptif androgénique, corticoïdes, antidépresseurs comme les sels de lithium, immunosuppresseurs, vitamine B12, bromures et iodures…), des changements hormonaux (acné de grossesse, prémenstruelle…), certains vêtements (frottements du tissu sur la peau) ou des environnements de travail (vapeurs toxiques, solvants, goudrons) peuvent également déclencher une acné.
Le tabagisme a aussi sa part de responsabilité, car il dilate les pores de la peau et entretient un climat inflammatoire.
Quant à l’alimentation, les études sont divergentes. Des recherches suggèrent un lien entre insuline et renouvellement des kératinocytes. Cela expliquerait qu’une alimentation "occidentale" favorise l’acné.
"Des travaux menés aux États-Unis concluent que les grands consommateurs de laitages seraient plus touchés, précise le Pr Brigitte Dréno, ancienne présidente de la Société française de dermatologie. Les hormones utilisées massivement dans les élevages outre-Atlantique se retrouveraient ensuite dans le lait."
À 25 ou 30 ans, certaines femmes sont toujours affectées par des boutons inélégants. D’autres, après avoir retrouvé une peau au teint éclatant, voient soudain resurgir ces vilaines vésicules. Il arrive même que des femmes épargnées pendant leur adolescence "découvrent" l’acné à la trentaine !
Les causes multiples de l'acné
Si l’acné de l’adolescent est bien connue et si ses causes hormonales sont identifiées de longue date, celle de l’adulte n’intéresse les scientifiques que depuis une dizaine d’années.
Ces boutons (plutôt des nodules, petites boules dures et douloureuses sous la peau), localisés surtout sur le menton, autour de la bouche et du décolleté, diffèrent de l’acné de l’ado.
Sont principalement impliqués le stress et les erreurs cosmétiques.
Mais des traitements médicamenteux (contraceptif androgénique, corticoïdes, antidépresseurs comme les sels de lithium, immunosuppresseurs, vitamine B12, bromures et iodures…), des changements hormonaux (acné de grossesse, prémenstruelle…), certains vêtements (frottements du tissu sur la peau) ou des environnements de travail (vapeurs toxiques, solvants, goudrons) peuvent également déclencher une acné.
Le tabagisme a aussi sa part de responsabilité, car il dilate les pores de la peau et entretient un climat inflammatoire.
Quant à l’alimentation, les études sont divergentes. Des recherches suggèrent un lien entre insuline et renouvellement des kératinocytes. Cela expliquerait qu’une alimentation "occidentale" favorise l’acné.
"Des travaux menés aux États-Unis concluent que les grands consommateurs de laitages seraient plus touchés, précise le Pr Brigitte Dréno, ancienne présidente de la Société française de dermatologie. Les hormones utilisées massivement dans les élevages outre-Atlantique se retrouveraient ensuite dans le lait."
Contraception, grossesse, règles : la progestérone en cause
En matière d’acné, la contraception peut être bénéfique ou, au contraire, responsable de l’apparition de boutons.
Une partie de la progestérone est en effet transformée en testostérone androgène et donc peut donc provoquer d’acné.Inversement, certaines pilules dites "anti androgènes" ont un effet bénéfique sur les boutons.
Certaines femmes ne supportent pas les contraceptions progestatives (implant, stérilet hormonal, micropilule...).
L'impact de la progestérone explique aussi les acnés de grossesse (le corps est inondé de progestérone) et les acnés prémenstruelles (3 ou 4 jours avant les règles).
Supprimer les facteurs déclenchants de l'acné
Une consultation suppose de rechercher les facteurs à l’origine de l’acné de l’adulte.
Lorsqu’ils sont identifiés, l’idéal est de les supprimer.
Ainsi, si une pilule est mal adaptée, il faut en changer.Si des cosmétiques sont impliqués, il est bon de modifier ses habitudes esthétiques. En la matière, il y a de multiples gestes à éviter :
- Changer en permanence de marque de cosmétiques. "C’est une catastrophe, souligne le Pr Dréno. On soumet la peau à une large palette d’agents, on multiplie les risques d’allergie. Quand vous avez trouvé des produits qui vous conviennent, n’en changez plus !"
- Procéder à des masques réguliers. Les masques à base d’argile doivent être écartés. "Ces soins ferment les glandes sébacées. Juste après le masque, la peau a l’air moins grasse, plus douce. Mais trois jours après, les pores s’ouvrent brutalement et l’hyperséborrhée se déchaîne."
- Abuser des gommages. Toutes les irritations de la peau stimulent la fabrication d’interleukine 1, une cytokine qui favorise l’apparition des comédons ! Sur les peaux fragiles, un gommage par mois suffit.
Les traitements contre l'acné modéré
Pour les acnés modérées, des traitements "topiques" (crèmes, gels) sont suffisants. Ils sont à base de peroxyde de benzoyle (inconvénient : cet antibactérien décolore les vêtements, les oreillers, et rend la peau photosensible) ou de rétinoïdes.
On peut y ajouter un antibiotique local (érythromycine).
Il existe des produits combinés qui associent deux de ces substances, ce qui facilite le traitement.
Les traitement contre l'acné sévère
Les acnés plus sévères sont soignées par voie orale : cyclines (antibiotiques) ou sels de zinc (anti-inflammatoires).
Toutefois, les cyclines ne peuvent être données à la femme enceinte ; par ailleurs, comme elles sont photosensibilisantes, il faut faire attention au soleil.
Pour les femmes souffrant d’acné prémenstruelle, les antiandrogènes sont efficaces.
Enfin, dans les cas rebelles, l’isotrétinoïne (Roaccutane ®) reste la référence malgré ses nombreux effets secondaires.
En fin de traitement, un peeling peut aider à resserrer les pores. En revanche, évitez d’y recourir tant que l’acné est active. Une fois cette dernière guérie, il arrive que des cicatrices subsistent. Si elles sont superficielles, le "laser fractionné resurfaçant" va les estomper. Si elles sont plus profondes, il faudra avoir recours à la dermabrasion. "Attention, prévient le Pr Dréno, ne confiez votre peau qu’à un dermatologue ou à un plasticien qui a l’habitude de faire ces interventions, car elles ne sont pas dénuées de risque."
Les précautions à respecter au cours du traitement
Le Pr Dreno conseille de suivre quelques règles pendant le traitement :
- Ne pas toucher les boutons, les malaxer, les triturer.
- Opter pour des gammes de produits dermo-cosmétiques non comédogènes. Il en existe de très nombreux qui ont fait leurs preuves (Avène, Uriage, La Roche Posay, Bioderma).
- Suivre scrupuleusement la prescription du dermatologue. De simples détails peuvent tout changer : "Je donne le traitement pour l’acné le soir et leur dis de mettre une crème hydratante le matin. Sinon, la peau risque d’être irritée par le traitement, elle élaborera de l’interleukine 1, qui stimulera la formation de comédons", explique le Professeur.
- Autre détail important : respecter les doses. Certains patients pensent bien faire en multipliant les applications. Le résultat est inverse.
Recourir au maquillage médical
Première règle : ne couvrez pas la peau d’une énorme couche de crème qui bouche les pores.
Évitez aussi les poudres associées au fond de teint.Le maquillage médical repose sur le principe des couleurs complémentaires : l’une masque l’autre.
Mettez un petit peu de vert pour estomper le rouge vif du bouton et, ensuite seulement, maquillez la peau.Dans certaines stations thermales (Avène, La Roche-Posay…) et certains services de dermatologie, des ateliers de maquillage apprennent à dissimuler élégamment les boutons lorsque l’on souffre d’acné.