Torticolis : gare aux faux mouvements !

Page 1 / 3
Torticolis : gare aux faux mouvements !

La plupart des torticolis disparaissent d’eux-mêmes en deux ou trois jours. Connaître les facteurs qui les déclenchent permet d’en retarder l’apparition.

"Tu as dû prendre froid sur le cou." Diagnostic classique que les proches vous assènent quand vous émergez du lit, le cou tordu, la tête repliée vers une épaule, incapable de la redresser sans qu’une vive douleur se manifeste. Le froid, responsable du torticolis ? Oui, mais pas directement.

Muscle fatigué, muscle à haut risque !

C’est plutôt un facteur déclenchant comme peuvent l’être le manque de sommeil, l’excès d’effort physique, le stress, ou même le tabac. Parce qu’ils fragilisent le muscle et favorisent les faux mouvements. "Un muscle fatigué se contrôle moins bien, il est moins réceptif à la proprioception [capacité du corps à se définir dans l’espace], note le Pr Jean-Charles Le Huec, orthopédiste et membre de la Société française de chirurgie orthopédique et traumatique (Sofcot). Il risque de se léser ou de se blesser plus facilement."

Une mauvaise position au travail

Un torticolis se déclenche ainsi souvent à cause d’une mauvaise position de travail, qui va solliciter certains groupes musculaires. L’exemple classique, c’est l’employé du tertiaire rivé à son ordinateur. "Autrefois, les gens travaillaient debout. Aujourd’hui, ils passent l’essentiel de leur temps assis, constate le Pr Le Huec. Chaque jour, pendant des heures, le cou est penché en avant, avec une tension permanente de ses muscles postérieurs."

Ceux-ci se fatiguent, alors que, dans le même temps, s’opère une dégénérescence plus rapide des tendons, vertèbres, ligaments et disques qui forment la structure du cou. Si la personne se baisse ou se tourne pour chercher un dossier, saisir un objet lourd et que le mouvement est un peu brutal, un torticolis peut apparaître.

Le froid peut avoir lui aussi une part de responsabilité. Car un muscle froid réagit mal (les sportifs le savent bien qui procèdent à un échauffement avant l’effort). Si le cou est mis sous contrainte dans une atmosphère refroidie, vous risquez un claquage. D’où l’intérêt de porter une écharpe si vous travaillez en extérieur. Quant au tabac, c’est sur un autre mode qu’il va agir sur le muscle : il diminue son oxygénation, la contraction musculaire est moins bonne et le contrôle du mouvement plus problématique.

Votre pseudonyme apparaîtra en signature de votre réaction.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.


Règles de conduite

  • Tous les propos contraires à la Loi sont proscrits.
  • La publicité commerciale n'est pas autorisée.
  • En réagissant à cet article, vous autorisez la publication en ligne de votre contribution.
  • Une orthographe et une mise en page soignées facilitent la lecture : évitez majuscules et abréviations, pensez aux accents.