Santé/PsychoVie quotidienne

Tabac et ados, réagissez !

Tabac et ados, réagissez !


  • Publié le vendredi 3 octobre 2008

C’est par défi, dans un moment de mal-être, pour faire comme les autres que l’adolescent est souvent tenté de goûter au tabac. En parler avec lui l’aidera à déjouer le piège de la première cigarette.

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Les chiffres sont là pour rappeler que l’attirance des ados pour la cigarette est toujours aussi forte et précoce : 12 % des enfants de 9-10 ans et 34 % des 11-15 ans ont déjà fumé (chiffres du baromètre 2008 "Les jeunes et le tabac" de la Fédération française de cardiologie, à consulter sur swww.jamaislapremiere.org et www.fedecardio.com).

Ne pas sous-estimer le problème

Or, comme le rappelle le Pr Daniel Thomas, de la Fédération française de cardiologie, spécialiste du tabagisme chez les jeunes, plus les enfants fument tôt, plus la dépendance s’installe de façon rapide et forte. Et plus il est difficile de les sevrer par la suite.

"Mon expérience me porte à croire qu’il vaut mieux être réaliste et ne pas sous-estimer le problème. Les parents pensent encore trop souvent à tort que leur enfant ne va pas fumer. Et certainement pas si jeune. Or la majorité des enfants qui fument le font en cachette et ne vont pas spontanément en parler à leurs parents. C’est donc aux adultes d’engager la discussion, de façon ouverte, sans vouloir d’emblée sanctionner ou culpabiliser. Quand le dialogue existe, la plupart des jeunes se sentent soulagés."

Ceux qui ne fument pas y trouvent des arguments pour renforcer leur motivation, et ceux qui fument, une écoute et une aide pour arrêter.

Les chiffres sont là pour rappeler que l’attirance des ados pour la cigarette est toujours aussi forte et précoce : 12 % des enfants de 9-10 ans et 34 % des 11-15 ans ont déjà fumé (chiffres du baromètre 2008 "Les jeunes et le tabac" de la Fédération française de cardiologie, à consulter sur swww.jamaislapremiere.org et www.fedecardio.com).

Ne pas sous-estimer le problème

Or, comme le rappelle le Pr Daniel Thomas, de la Fédération française de cardiologie, spécialiste du tabagisme chez les jeunes, plus les enfants fument tôt, plus la dépendance s’installe de façon rapide et forte. Et plus il est difficile de les sevrer par la suite.

"Mon expérience me porte à croire qu’il vaut mieux être réaliste et ne pas sous-estimer le problème. Les parents pensent encore trop souvent à tort que leur enfant ne va pas fumer. Et certainement pas si jeune. Or la majorité des enfants qui fument le font en cachette et ne vont pas spontanément en parler à leurs parents. C’est donc aux adultes d’engager la discussion, de façon ouverte, sans vouloir d’emblée sanctionner ou culpabiliser. Quand le dialogue existe, la plupart des jeunes se sentent soulagés."

Ceux qui ne fument pas y trouvent des arguments pour renforcer leur motivation, et ceux qui fument, une écoute et une aide pour arrêter.

Une tristesse difficile à surmonter

Les enquêtes conduites auprès des jeunes montrent qu’ils commencent souvent à fumer dans un moment difficile de tristesse, d’angoisse ou de stress, et non plus tellement à l’occasion d’un moment festif.

"Des plus grands ont incité mon fils à prendre une cigarette à la sortie du collège, poursuit Marie. J’ai compris qu’il était mal à l’aise et qu’il n’a pas trouvé d’arguments pour les envoyer balader. Il se sentait pris au piège. Il est tombé d’accord avec moi que fumer, c’est plutôt triste au fond, surtout quand on est aussi sportif que lui. Cela l’a aidé à se détourner du groupe qui le fascinait mais lui faisait aussi un peu peur. Depuis, on rediscute régulièrement du sujet. Ça me permet d’évaluer où il en est et de l’aider s’il en a besoin."

"Mon fils a été soulagé quand je lui ai expliqué que le plus à plaindre dans l’histoire, c’est plutôt celui qui fume, continue-t-elle. Le décret sur l’interdiction de fumer dans les restaurants et les cafés m’a bien facilité les choses : j’ai pris cet argument-là pour lui expliquer que maintenant, la norme, c’est de ne plus fumer."

Créer des zones 100 % sans tabac

Pour le Dr Anne Stoebner, tabacologue, rendre l’accès au tabac le plus difficile possible est encore ce qui protège le mieux le jeune. Cigarettes chères et interdiction de fumer dans les lieux publics sont d’excellentes mesures.

"À la maison, faites de même : transformer son domicile et sa voiture en une zone 100 % sans tabac, c’est créer une bulle protectrice autour de l’enfant. C’est envisageable, même quand on est soi-même fumeur. Et si votre ado est tenté par le tabac, c’est le moment ou jamais de montrer l’exemple en arrêtant de fumer. S’il fume déjà, proposez-lui d’arrêter ensemble", conseille-t-elle.

Le dialogue négatif autour du tabac semble faire son chemin puisque deux tiers des jeunes fumeurs ont essayé d’arrêter. Mais dans la plupart des cas ils le font seuls, et seulement 5 à 8 % d’entre eux y sont arrivés.

"Les jeunes pensent souvent qu’arrêter est une question de volonté et ils sont encore réticents à se faire aider, constate le Dr Stoebner, qui organise des sessions d’aide au sevrage tabagique dans les lycées en Languedoc-Roussillon. En réalité, ils ont besoin d’aide pour mieux comprendre la place qu’occupe le tabac dans leur vie. Ils ont aussi besoin d’outils pour apprendre à se positionner en tant que non-fumeurs. C’est rarement seuls mais plutôt grâce au soutien de l’entourage, du médecin traitant ou de programmes spécifiques de sevrage qu’ils y arrivent."

Des arguments qui font mouche

La peur du cancer n’affole pas vraiment les ados. Voici d’autres nuisances qui les affectent plus.

  • Le tabac, ça sent mauvais, ça charge l’haleine, ça ternit la peau et ça jaunit les dents ! Pas vraiment sexy, en somme !
  • Le tabac, c’est sale et ça pollue. L’air qu’on exhale est gorgé de CO2 et de métaux lourds, comme le pot d’échappement d’une voiture !
  • Le tabac, ça isole : on est obligé de fumer devant la porte du café.
  • C’est un fil à la patte, une dépendance, une manipulation. Pas trop cool, à un âge où l’on revendique sa liberté et son autonomie !
  • Tout l’argent de poche y passe. Dommage !

Pour l’aider à arrêter

Tabac Info Service :0 825 309 310 et www.tabac-info-service.fr

Fil Santé Jeunes : 0 800 235 236 et www.filsantejeunes.com

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Vos reactions a l'article (1)

  • lundi 2 novembre 2009 / GG33

    Certainement que mon subconscient me disait quelque part que "je ne l'attraperait pas". Mais, comme les accidents de la route, cela n'arrive pas qu'aux autres. J'ai fumé de 14 à 59 ans sans problèmes, excepté une bronchite chronique à partir de 19-20 ans. Mon CANCER du poumon a été diagnostiqué en novembre 2008. J'ai commencé les traitements de chimiothérapie le 03.12.2008 (jour de ma dernière cigarette)...suivis de radiothérapie jusqu'à début juin 2009.
    A ceux qui n'ont pas de motivations pour arrêter, ne tenter pas l'expérience de ces traitements lourds et durs à supporter. Croyez moi, il s'agit de "traitements de cheval" que tout le monde ne peut encaisser. Je passerai sous silence les innombrables cas de défaillances physiques que j'ai vu autour de moi pendant ces 6 mois de traitements. J'ai pour l'instant eu la chance de les supporter. Je suis actuellement dans une période qualifiée de rémission. Pour ces maladies, on ne parle de guérison qu'aprés une période de rémission de 5 à 10 ans.
    Si mon témoignage pouvait motiver ne serait-ce qu'un ado de ne pas commencer à fumer, j'en serais très heureux. C'est 1000 fois plus facile de ne pas commencer que d'arrêter.
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