Tabac et ados, réagissez !
Tabac et ados, réagissez !
C’est par défi, dans un moment de mal-être, pour faire comme les autres que l’adolescent est souvent tenté de goûter au tabac. En parler avec lui l’aidera à déjouer le piège de la première cigarette.
Les chiffres sont là pour rappeler que l’attirance des ados pour la cigarette est toujours aussi forte et précoce : 12 % des enfants de 9-10 ans et 34 % des 11-15 ans ont déjà fumé (chiffres du baromètre 2008 "Les jeunes et le tabac" de la Fédération française de cardiologie, à consulter sur swww.jamaislapremiere.org et www.fedecardio.com).
Ne pas sous-estimer le problème
Or, comme le rappelle le Pr Daniel Thomas, de la Fédération française de cardiologie, spécialiste du tabagisme chez les jeunes, plus les enfants fument tôt, plus la dépendance s’installe de façon rapide et forte. Et plus il est difficile de les sevrer par la suite.
"Mon expérience me porte à croire qu’il vaut mieux être réaliste et ne pas sous-estimer le problème. Les parents pensent encore trop souvent à tort que leur enfant ne va pas fumer. Et certainement pas si jeune. Or la majorité des enfants qui fument le font en cachette et ne vont pas spontanément en parler à leurs parents. C’est donc aux adultes d’engager la discussion, de façon ouverte, sans vouloir d’emblée sanctionner ou culpabiliser. Quand le dialogue existe, la plupart des jeunes se sentent soulagés."
Ceux qui ne fument pas y trouvent des arguments pour renforcer leur motivation, et ceux qui fument, une écoute et une aide pour arrêter.
Une tristesse difficile à surmonter
Les enquêtes conduites auprès des jeunes montrent qu’ils commencent souvent à fumer dans un moment difficile de tristesse, d’angoisse ou de stress, et non plus tellement à l’occasion d’un moment festif.
"Des plus grands ont incité mon fils à prendre une cigarette à la sortie du collège, poursuit Marie. J’ai compris qu’il était mal à l’aise et qu’il n’a pas trouvé d’arguments pour les envoyer balader. Il se sentait pris au piège. Il est tombé d’accord avec moi que fumer, c’est plutôt triste au fond, surtout quand on est aussi sportif que lui. Cela l’a aidé à se détourner du groupe qui le fascinait mais lui faisait aussi un peu peur. Depuis, on rediscute régulièrement du sujet. Ça me permet d’évaluer où il en est et de l’aider s’il en a besoin.""Mon fils a été soulagé quand je lui ai expliqué que le plus à plaindre dans l’histoire, c’est plutôt celui qui fume, continue-t-elle. Le décret sur l’interdiction de fumer dans les restaurants et les cafés m’a bien facilité les choses : j’ai pris cet argument-là pour lui expliquer que maintenant, la norme, c’est de ne plus fumer."
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A ceux qui n'ont pas de motivations pour arrêter, ne tenter pas l'expérience de ces traitements lourds et durs à supporter. Croyez moi, il s'agit de "traitements de cheval" que tout le monde ne peut encaisser. Je passerai sous silence les innombrables cas de défaillances physiques que j'ai vu autour de moi pendant ces 6 mois de traitements. J'ai pour l'instant eu la chance de les supporter. Je suis actuellement dans une période qualifiée de rémission. Pour ces maladies, on ne parle de guérison qu'aprés une période de rémission de 5 à 10 ans.
Si mon témoignage pouvait motiver ne serait-ce qu'un ado de ne pas commencer à fumer, j'en serais très heureux. C'est 1000 fois plus facile de ne pas commencer que d'arrêter.