Santé/PsychoVie quotidienne

Stress, fatigue, burn out : éviter l'explosion

Stress, fatigue, burn out : éviter l'explosion


  • Publié le jeudi 7 mai 2009

La vie contemporaine met nos nerfs à rude épreuve et certains ne sont pas loin de craquer psychologiquement. Repérer les signes précurseurs aide à ne pas perdre le contrôle.

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La dépression touche une femme sur cinq et un homme sur dix au cours de leur vie. Et selon une enquête canadienne, 28 % des travailleurs européens seraient soumis au quotidien à un niveau de stress élevé et risqueraient le "burn out" ou épuisement professionnel.

"Mon mari est sans cesse sous tension. Hier, il a jeté son portable par terre parce que la communication passait mal", raconte Françoise. Réaction de défense contre l’accumulation de frustrations, la colère sociale est justifiée. La colère individuelle, quand elle est répétitive et disproportionnée, met les relations en péril.

Tenter de maîtriser ses colères

"Il existe toujours des scénarios inconscients derrière les colères. Faire l’effort de se rappeler ce qu’on s’est dit quand on a explosé contribue à désamorcer le processus", explique Didier Pleux, psychologue clinicien, auteur de "Exprimer sa colère sans perdre le contrôle" aux éditions Odile Jacob.

La dépression touche une femme sur cinq et un homme sur dix au cours de leur vie. Et selon une enquête canadienne, 28 % des travailleurs européens seraient soumis au quotidien à un niveau de stress élevé et risqueraient le "burn out" ou épuisement professionnel.

"Mon mari est sans cesse sous tension. Hier, il a jeté son portable par terre parce que la communication passait mal", raconte Françoise. Réaction de défense contre l’accumulation de frustrations, la colère sociale est justifiée. La colère individuelle, quand elle est répétitive et disproportionnée, met les relations en péril.

Tenter de maîtriser ses colères

"Il existe toujours des scénarios inconscients derrière les colères. Faire l’effort de se rappeler ce qu’on s’est dit quand on a explosé contribue à désamorcer le processus", explique Didier Pleux, psychologue clinicien, auteur de "Exprimer sa colère sans perdre le contrôle" aux éditions Odile Jacob.

Exprimer sa contrariété sans exploser

Coincé derrière un automobiliste lent, le colérique se dit que de tels escargots ne devraient pas avoir le droit de rouler. Il pense que les gens et les choses doivent être exactement comme il le souhaite.

"Une fois qu’on a pris conscience de ce qu’on a pensé, on peut anticiper en listant les situations où l’on se considère en danger : repas de famille, embouteillage…", poursuit Didier Pleux. Il ne s’agit pas de refouler sa contrariété, mais de l’exprimer sans exploser.

"Au lieu de penser que les trains ne doivent pas arriver en retard ou que les machines ne doivent pas tomber en panne, présupposés qui intensifient la colère, les colériques doivent s’exercer à dire : les retards m’agacent, les pannes me contrarient", conseille Didier Pleux, qui note que cette prise de distance apporte une aide à ceux qui s’enflamment.

Gare à l’implosion dépressive !

Si l’explosion colérique s’observe davantage chez les hommes, les femmes, de même que les personnes privées d’emploi ou qui ont une faible estime d’elles-mêmes, ont plus tendance à imploser.

Les facteurs génétiques, les aléas de la vie et les traumatismes de l’enfance peuvent aussi faire plonger dans la dépression. "Rien ne semblait devoir résister à Virgile, brillant étudiant, quand, à l’âge de 20 ans, il a perdu le goût de vivre", confie Catherine, sa mère.

"Il arrive à tout le monde d’être triste. Il faut s’inquiéter quand le mal-être dure toute la journée et sur plus de deux semaines", avertit Viviane Kovess-Masfety, psychiatre, auteur de "N’importe qui peut-il péter un câble ?" aux éditions Odile Jacob.

Surveiller un changement de personnalité

La première chose qui devrait alerter les proches est le changement de personnalité : un dépressif ne ressemble plus à ce qu’il était. Il a le sentiment que l’on ne peut rien faire pour lui et ne veut donc pas se soigner.

"Il s’est passé près d’un an avant que je décide Virgile à aller consulter. Une fois qu’il a eu le diagnostic, il a été soulagé de pouvoir mettre un nom sur sa souffrance", raconte Catherine.

Le rôle des proches est essentiel. "De plus en plus de psy acceptent de recevoir un proche. Parler avec un spécialiste aide à trouver le moyen de convaincre le malade de se faire soigner. Cela étant, une consultation chez un généraliste est souvent mieux acceptée", conclut Viviane Kovess-Masfety.

"Burn out" : arrêt maladie obligatoire

L’épuisement au travail guette particulièrement ceux qui s’occupent des autres (professeurs, personnels de santé), mais aussi les hyperactifs et ceux qui aspirent démesurément à être reconnus dans leur travail.

"Ils ne s’aperçoivent pas que le problème est un excès de travail, ils sont bosseurs et ont l’impression de tenir le coup", note le Dr François Baumann, auteur de "Burn out. Quand le travail rend malade" aux éditions Josette Lyon.

Un stress extrême

Le "burn out" commence par une période de stress extrême. Elle est suivie par une fatigue, une impossibilité à faire obéir son corps, une déshumanisation de la relation à l’autre.

Après avoir ressenti les émotions de façon excessive, la personne en "burn out" n’éprouve plus rien. L’épuisement moral la conduit à abandonner la totalité de ses activités.

"Un arrêt d’une semaine ou deux permet de s’investir sur autre chose que sur le travail. Les victimes de cette maladie professionnelle ont intérêt à entamer une thérapie pour comprendre pourquoi elles en sont arrivées là", conseille le Dr Baumann.

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