Ronflements ? Faites-les taire !

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Ronflements ? Faites-les taire !

Vous ronflez comme un bienheureux ? Votre conjoint transforme vos nuits en enfer ? Avant de migrer vers le canapé du salon ou de demander le divorce, il existe d’autres solutions.

Environ 20 % des moins de 50 ans - surtout des hommes - "trompettent" chaque nuit, parfois extrêmement fort. Le son peut atteindre 95 décibels : le bruit d’un camion lancé à 90 km/h ! Passé 50 ans, une personne sur deux impose cette gêne à son entourage et la parité se rétablit dans les couples : les femmes ronflent autant que les hommes, car, comme elles ne sont plus protégées du vieillissement par les œstrogènes, leurs tissus deviennent moins toniques.

Ronflement : pourquoi tant de bruit ?

La vibration sonore produite lors de l’inspiration provient en effet, huit fois sur dix, d’un voile du palais relâché parce qu’il a perdu de son élasticité. C’est la raison pour laquelle la "musique" se déchaîne généralement au bout d’une demi-heure, quand le dormeur entre en phase de sommeil profond : ses muscles sont alors tout à fait détendus et le voile du palais, n’étant plus assez soutenu, vibre sous l’effet de l’air. Sifflements ou coups de coude font parfois cesser la nuisance, en rendant à nouveau le sommeil du dormeur plus superficiel… pour quelques minutes.

Le vacarme peut aussi provenir d’une circulation de l’air entravée, au niveau du nez - bouché par un rhume, des polypes ou une cloison nasale déviée - ou plus bas, à cause d’amygdales trop volumineuses ou d’une surcharge pondérale, qui rétrécit l’espace libre du pharynx. Le tabac et l’alcool favorisent aussi le ronflement, car ils congestionnent toutes les muqueuses aéro-digestives supérieures. De même que certains médicaments (tranquillisants, somnifères, antidépresseurs) ou les dîners trop copieux qui accentuent le relâchement.

Prévenir les ronflements

Lorsqu’on est enrhumé, on peut tenter de protéger son conjoint, en effectuant des lavages de nez au sérum physiologique ou en se faisant prescrire des gouttes décongestionnantes.

"On peut aussi apprendre à dormir 'en chien de fusil', car lorsqu’on est allongé sur le dos, le voile repose sur la paroi postérieure du pharynx et se soulève plus facilement au passage de l’air", précise le Pr Joël Paquereau, chef du service de neurophysiologie clinique au CHU de Poitiers et président de l’Institut national du sommeil et de la vigilance. On n’oubliera pas non plus de placer un humidificateur dans la chambre à coucher pour éviter une sécheresse excessive des voies respiratoires.

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