Retrouver le plaisir de bien manger
Retrouver le plaisir de bien manger
Manger sain semble être devenu un casse-tête pour beaucoup de Français. Et pourtant, se nourrir sainement n’est pas si compliqué que cela. Il suffit de revenir à des valeurs sûres, de retrouver le goût des bonnes choses et la joie de partager un repas.
Pas facile d’y voir clair dans les règles du bien-manger, entre les affirmations des nutritionnistes (manger varié, équilibré et de tout avec modération), les tentations dont débordent les rayons d’aliments élaborés, transformés, prêts à l’emploi, vantés par un marketing efficace, les engagements des aliments dits bio, des produits santé qui promettent à longueur d’étiquette de lutter contre le cholestérol, l’obésité, le vieillissement, le cancer…, et enfin ses propres envies, habitudes et comportements personnels.
Assaillis de recommandations nutritionnelles, d’injonctions parfois contradictoires brouillant sérieusement le message, bon nombre de consommateurs sont devenus des mangeurs inquiets, culpabilisés, plutôt que des convives heureux.
L’alimentation s’adapte aux modes de vie
Il faut dire que l’offre alimentaire est en constante évolution, car les industriels s’adaptent au fil des ans à la façon de vivre et de travailler des Français et à la modification de leurs comportements alimentaires. "On est passé de la génération 'rationnement' à celle du réfrigérateur, puis du robot électrique, de l’hypermarché et aujourd’hui du 'low cost', pour arriver à l’actuelle tendance du plateau-repas", explique Pascale Hebel, directrice du département consommation du Crédoc.
La généralisation du travail des femmes, l’augmentation des temps de transport, celle du nombre de familles monoparentales et de célibataires, l’aspiration aux loisirs influent toutes dans le même sens sur le comportement de nos contemporains à table.
Des produits "prêts à l’emploi"
Conséquence : on demande des produits pratiques et faciles à préparer en un minimum de temps. On réduit le nombre de plats du dîner ou du déjeuner (deux au lieu de trois) et les temps de préparation. On ne déjeune ni ne dîne à heures fixes, on saute un repas, et on se précipite sur les produits transformés au détriment des produits de base (fruits et légumes frais, pommes de terre, pain, viande, poisson).
Les jeunes générations, en recherche de "temps pour soi", sont à l’affût des produits prêts à l’emploi qui leur épargnent les corvées d’épluchage, de lavage, de préparation et de cuisson. L’industrie agroalimentaire répond à ces attentes en offrant des produits de plus en plus préparés, précuits, cuisinés, allégés, enrichis, sous vide, surgelés…Page suivante : Garantir la sécurité sanitaire
Sur le même thème
Je reçois une alerte sur les sujets qui me concernent.













