Résister au stress au travail

Page 1 / 2
Résister au stress au travail

Certains événements récents l’ont démontré : le stress professionnel, conséquence des contraintes plus fortes sur les conditions de travail, est très répandu. Mais il est possible de réagir et de le limiter.

Près d’un Français sur deux se déclare stressé par son travail. Demande de productivité accrue, contradiction dans les diverses exigences du poste (faire vite et bien), absence de reconnaissance, incertitude quant à l’avenir de son entreprise, les facteurs de stress au travail observés par l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) sont nombreux.

Le rythme de travail en cause

Selon la définition officielle de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, "le stress survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face".

Un déséquilibre qui s’est accru avec l’intensification des conditions et du rythme de travail. En 1984, 28 % des salariés avaient un rythme de travail imposé par une demande à satisfaire immédiatement. Aujourd’hui, ils sont 53 % dans ce cas.

Plus grave, le stress peut rendre malade. "Le rôle du stress professionnel apparaît incontestable pour un certain nombre de maladies, comme les pathologies cardiaques, les pathologies musculaires et les troubles mentaux", affirme Patrick Légeron, psychiatre et spécialiste du stress au travail.

Travailler ses émotions

Il est donc urgent de diminuer notre taux de stress, mais avons-nous vraiment les moyens de le faire ? "Oui, répond Françoise Lauer, psychiatre et consultante au cabinet Stimulus, car s’il existe des facteurs de stress réels, comme la pression des objectifs, l’organisation du travail, les conséquences de ces facteurs sont différentes selon les individus. Très souvent, c’est ce qu’on pense de la réalité qui nous fait stresser, plus que la réalité elle-même."

Dans les formations qu’elle anime auprès de salariés, Françoise Lauer leur demande de travailler sur les émotions ressenties en situation de stress, puis de les analyser afin de voir les choses de façon plus objective. "Les gens se mettent beaucoup la pression eux-mêmes en n’osant pas refuser du travail. Or, dire non, c’est possible, à condition d’utiliser le bon ton, les bons mots, d’argumenter. Après avoir parlé à leur manager de cette façon, certains salariés m’ont dit avoir découvert un autre homme", soutient-elle.

Votre pseudonyme apparaîtra en signature de votre réaction.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.


Règles de conduite

  • Tous les propos contraires à la Loi sont proscrits.
  • La publicité commerciale n'est pas autorisée.
  • En réagissant à cet article, vous autorisez la publication en ligne de votre contribution.
  • Une orthographe et une mise en page soignées facilitent la lecture : évitez majuscules et abréviations, pensez aux accents.