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Que faire des médicaments inutilisés ?
- Publié le mercredi 6 février 2008
Sommaire de l'article : page 5 / 5
Les dérives de Cyclamed
En 1992, un décret oblige les fabricants de médicaments à contribuer à l’élimination des déchets d’emballages. L’industrie pharmaceutique crée en 1993 l’association Cyclamed et la charge d’éliminer les emballages et de collecter les médicaments non utilisés (MNU) au profit des personnes démunies en France ou dans les pays en développement.
Or l’activité de Cyclamed est épinglée en 2005 dans un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) qui montre que l’association n’a collecté que 11,6 % des emballages en 2003 et que les associations humanitaires recevaient de moins en moins de MNU (– 66 % de 1995 à 2003). L’existence de ce circuit a entraîné des fraudes (recyclage et blanchiment de médicaments).
Et pourtant, depuis février 2007, une loi oblige toujours les pharmacies à collecter gratuitement les médicaments non utilisés (Article 32 de la loi du 26 février 2007).
Destruction obligatoire des médicaments
À partir du 28 août 2008, elle supprime leur redistribution auprès des populations démunies (en France et dans les pays en voie de développement), et rend obligatoire leur destruction.
Ce délai pourrait être allongé, car un amendement a été déposé au Sénat début décembre 2007, demandant une prolongation de dix-huit mois.
Eliminer un danger potentiel pour la famille et l'environnement
Rapporter ses médicaments en pharmacie présente un double intérêt : éliminer un danger potentiel pour la famille et pour l’environnement. Le risque d’intoxication mortelle existe : un enfant peut toujours découvrir un médicament au fond d’un tiroir ou même dans une poubelle et l’absorber.
Par ailleurs, les substances actives des médicaments, rejetées dans la nature, risquent de contaminer l’environnement de façon durable et dangereuse pour notre santé.
Jeter boîtes et notices
Avant de rapporter ses médicaments, le Conseil de l’ordre des pharmaciens suggère d’ôter les boîtes et notices afin de les jeter dans les poubelles dédiées aux papiers. Les « blisters » de médicaments sont automatiquement orientés vers la destruction. En procédant de la sorte, vous avez l’assurance que ces produits ne seront pas recyclés et distribués à des populations démunies ou envoyés vers des pays en voie de développement.
Les médicaments sont ensuite détruits dans des incinérateurs qui les transforment en énergie : en 2003, 14 207 tonnes de déchets ont permis d’éclairer 8 000 logements.
Vider sa pharmacie
Faire le tri dans son armoire à pharmacie évite de stocker inutilement des médicaments. Trop souvent surchargée, elle finit par contenir des produits périmés ou altérés (tubes et flacons ouverts, chaleur et humidité néfastes) et des substances dont vous ne vous rappelez plus l’usage.
En cas de doute, n’hésitez pas à vous adresser à votre pharmacien, qui vous aidera à trier vos médicaments.
Les dérives de Cyclamed
En 1992, un décret oblige les fabricants de médicaments à contribuer à l’élimination des déchets d’emballages. L’industrie pharmaceutique crée en 1993 l’association Cyclamed et la charge d’éliminer les emballages et de collecter les médicaments non utilisés (MNU) au profit des personnes démunies en France ou dans les pays en développement.
Or l’activité de Cyclamed est épinglée en 2005 dans un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) qui montre que l’association n’a collecté que 11,6 % des emballages en 2003 et que les associations humanitaires recevaient de moins en moins de MNU (– 66 % de 1995 à 2003). L’existence de ce circuit a entraîné des fraudes (recyclage et blanchiment de médicaments).
