Santé/PsychoVie quotidienne

Prendre soin de ses pieds pour l’été


  • Publié le lundi 2 juin 2008

Sommaire de l'article : page 4 / 6

Tongs, microtraumatismes et crevasses

Le problème avec les chaussures sans bride arrière (tongs, mais aussi mules, sabots…), c’est qu’elles occasionnent des microtraumatismes de la peau à chaque fois que le talon entre en contact avec la semelle. Très vite, les callosités sont inévitables et, à terme, cette corne finit par se crevasser. On peut y remédier en hydratant ses pieds, et notamment ses talons, avec une crème spécifique. Une peau souple absorbe mieux les chocs et amortit mieux les pressions.

En revanche, la râpe est à bannir, car, pour se protéger, la peau réagit en produisant davantage de corne. Si la crevasse est là, des pansements spécifiques, achetés en pharmacie, l’aideront à cicatriser… à condition d’abandonner, au moins temporairement, ce type de chaussures.

Attention aussi aux brides qui passent entre les doigts de pied : elles peuvent engendrer une irritation à l’origine d’ampoules ou de cors à la commissure de l’orteil. L’ampoule sera protégée avec un pansement et, si elle a éclaté, désinfectée à l’aide d’un produit antiseptique.

"Une chaussure ne se choisit pas avec ses yeux, mais d’après ses pieds", explique Patrick Guénard, podologue. Malheureusement, ce précepte est rarement suivi. Trop hautes, trop pointues, nos chaussures sont un véritable désastre pour la morphologie de nos petons.

D’où l’apparition d’ampoules, de durillons, de cors ou de crevasses qui, en gênant la marche, menacent notre équilibre. Si l’on n’intervient pas, ces problèmes finissent par provoquer des déformations, voire, à long terme, des douleurs au niveau des chevilles, des genoux, des hanches, du dos…

Du cuir et de petits talons

Règle n° 1: choisir une chaussure en cuir (un peu plus onéreux que les matières synthétiques mais bien plus absorbant), à bout suffisamment large pour permettre aux orteils de trouver leur place sans se chevaucher. Le talon, quant à lui, devra faire 2 à 3 cm au maximum. Réservez ceux qui sont plus hauts à vos sorties le soir.

Règle n° 2 : consulter préventivement, au moins une fois par an, un pédicure-podologue. Titulaire d’un diplôme d’état axé sur la physiologie et la pathologie du pied, il assure les soins courants d’hygiène et de bien-être, en plus d’un examen clinique au terme duquel il peut poser un diagnostic, prendre des mesures et des empreintes du pied ainsi que de ses articulations, et fabriquer semelles ou moulages correcteurs…

Durillons et cors

Parmi les problèmes fréquemment rencontrés, il y a le durillon, compagnon des chaussures à hauts talons dont raffolent tant de femmes. "Cet épaississement de la couche cornée superficielle apparaît le plus souvent au niveau de l’avant-pied, en raison d’un hyperappui généralisé, explique Patrick Guénard. Il se manifeste par une sensation de brûlure."

Pour en venir à bout, le podologue commence par un soin indolore : il retire la couche cornée à l’aide d’un bistouri à lame à usage unique, puis il pose un pansement amortissant à garder 48 heures pour atténuer toute gêne ou douleur qui pourrait subsister. À titre préventif, il proposera des orthèses plantaires, de petites semelles fines réalisées après prise d’empreintes, permettant de rééquilibrer les appuis et apportant un soulagement immédiat.

Le cor est une forme plus localisée mais aggravée du durillon provoquée par le port d’un escarpin pointu, qui favorise le frottement sur le sommet d’une articulation. Situé généralement sur le dessus des orteils, il peut aussi apparaître entre deux phalanges : on l’appelle alors œil-de-perdrix. Pour l’ôter, le podologue procède comme avec un durillon. Et pour éviter les récidives, il peut réaliser une prothèse souple amovible en silicone moulée, à porter toute la journée afin d’isoler la zone du frottement.

Baskets, transpiration et mycoses

Le pied est la partie du corps qui renferme le plus de glandes sudoripares. Lorsque les matériaux qui tapissent l’intérieur des chaussures sont synthétiques, ils favorisent la transpiration. L’été, la chaleur accroît ce phénomène. Voilà pourquoi le pied d’athlète, une affection de la peau due à un champignon qui se développe dans les milieux chauds et humides, ne touche pas que les sportifs. Les porteurs de baskets et autres tennis en sont fréquemment victimes, d’autant que s’ils remettent la même paire plusieurs jours d’affilée, leurs chaussures n’ont pas le temps de sécher.

Localisée entre deux orteils et caractérisée par des démangeaisons, des rougeurs ou la formation de cloques, cette affection contagieuse qui peut s’étendre aux ongles nécessite un traitement antimycosique vendu en pharmacie. "Préventivement, on peut aussi réguler la transpiration à l’aide de poudres et de crèmes asséchantes, mais jamais de talc, qui forme un conglomérat et bouche les pores", explique Patrick Guénard.

En cas de problèmes, il faut respecter certaines règles d’hygiène :

  • changer chaque jour de chaussures et de chaussettes, qu’on choisira en coton ou fil d’Écosse ;
  • se laver les pieds deux fois par jour avec un savon surgras, en veillant à assécher en tamponnant - et non en frottant - l’espace entre les orteils.
Tout rentrera alors dans l’ordre.

Tongs, microtraumatismes et crevasses

Le problème avec les chaussures sans bride arrière (tongs, mais aussi mules, sabots…), c’est qu’elles occasionnent des microtraumatismes de la peau à chaque fois que le talon entre en contact avec la semelle. Très vite, les callosités sont inévitables et, à terme, cette corne finit par se crevasser. On peut y remédier en hydratant ses pieds, et notamment ses talons, avec une crème spécifique. Une peau souple absorbe mieux les chocs et amortit mieux les pressions.

En revanche, la râpe est à bannir, car, pour se protéger, la peau réagit en produisant davantage de corne. Si la crevasse est là, des pansements spécifiques, achetés en pharmacie, l’aideront à cicatriser… à condition d’abandonner, au moins temporairement, ce type de chaussures.

Attention aussi aux brides qui passent entre les doigts de pied : elles peuvent engendrer une irritation à l’origine d’ampoules ou de cors à la commissure de l’orteil. L’ampoule sera protégée avec un pansement et, si elle a éclaté, désinfectée à l’aide d’un produit antiseptique.

Combien coûte un soin des pieds ?

Au cabinet, le prix du soin varie entre 25 et 60 € selon les praticiens. Seuls certains actes, comme le traitement de cas pathologiques (ongle incarné, cor infecté…) non justiciables d’un acte opératoire, sont remboursés (pansements compris) par la Sécurité sociale.

Ces actes doivent avoir fait l’objet d’une prescription médicale préalable. Le tarif de responsabilité est remboursé à hauteur de 60 %. Ce remboursement par l’assurance-maladie peut déclencher de la part des complémentaires santé un éventuel remboursement, si le contrat le prévoit.

Contacts

Union française pour la santé des pieds

Tél : 01 44 83 93 94
Web : www.sante-du-pied.org

Fédération nationale des podologues

Tél : 01 44 79 90 91 
Web : www.fnp-online.org

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