Pour aller plus loin
Prendre l'avion sereinement
- Actualisé le mardi 24 octobre 2006
Les troubles de l'oreille
Au décollage et à l'atterrissage, les oreilles et sinus ont tendance à se boucher. C'est pourquoi il est déconseillé de voyager
enrhumé, a fortiori si l'on doit décoller et atterrir plusieurs fois dans la même journée.La compression qui s'exerce alors sur les sinus ou les trompes d'Eustache n'est pas seulement très douloureuse, elle peut aussi provoquer une otite dite "barotraumatique" avec épanchement de liquide dans l'oreille moyenne, et aboutir exceptionnellement à un percement du tympan, parfois à une dégradation irréversible de l'audition.
En cas de problème, vous pouvez vous faire prescrire par votre médecin un vasoconstricteur, type Aturgyl, et un décongestionnant comme le Déturgylone, à prendre une demi-heure avant le décollage et une demi-heure avant l'atterrissage.
Au moment où l'avion entame sa descente, bâillez, mâchez quelque chose ou buvez de l'eau à petites
gorgées.Les problèmes circulatoires : bougez-vous
Si vous souffrez d'insuffisance veineuse, vous pouvez être gêné lors d'un vol. Les bas ou chaussettes de contention spécialement étudiés pour les voyages en avion favorisent une meilleure circulation du sang. Les jambes gonflent moins et les risques de phlébite et d'embolie pulmonaire sont réduits.
L'embolie pulmonaire est la migration dans les poumons d'un caillot de sang formé dans les veines profondes des jambes. Elle se produit souvent lorsque l'on est resté assis trop longtemps et se déclenche à l'arrivée, voire quelques jours après un vol long-courrier (vol de plus de douze heures pour les cas constatés par le service médical des aéroports de Paris).
On a accusé, de façon un peu approximative, l'exiguïté des places en classe économique, mais ces accidents se sont également produits chez des passagers qui avaient voyagé en première classe. Il est certain que les personnes qui ont des antécédents circulatoires graves devraient généralement éviter l'avion.
Elles doivent en tout cas impérativement en parler avec leur médecin, qui avisera et prescrira parfois une injection d'HBPM (héparine à bas poids moléculaire), deux heures avant le décollage. Ce médicament ralentit la coagulation du sang.
Déambulez régulièrement dans l'avion, dès que le service des repas est terminé. Sur votre siège, contractez les muscles des mollets, effectuez de petites rotations de la cheville et faites des mouvements de flexion-extension avec les pieds. Enfin, méfiez-vous de l'alcool, qui ralentit la vitesse de déplacement des globules rouges et donc la fluidité de la circulation sanguine.
