Ondes domestiques : quels sont les risques ?

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Des études contradictoires sur les ondes

Les chercheurs de Bio-Initiative vont même jusqu’à affirmer que les ondes électromagnétiques sont responsables de l’augmentation des leucémies chez l’enfant, de l’apparition de tumeurs au cerveau situées du côté de l’oreille d’écoute habituelle, et favoriseraient le déclenchement de la maladie d’Alzheimer.

Ce que confirme le Pr Belpomme : "J’ai procédé à des tests cl­niques sur l’électrosensibilité. Suite à des imageries médicales réalisées par échodoppler cérébral pulsé et des tests sanguins pour rechercher une augmentation des protéines de stress, j’ai pu mettre en évidence une réelle souffrance cérébrale d’origine environnementale qui peut entraîner, à la longue, l’apparition de la maladie d’Alzheimer."

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Académie nationale de médecine sont loin de partager cet avis. L’OMS assure que l’exposition aux ondes Wi-Fi ne présente aucun risque pour la santé. Et l’académie, dans un rapport de mars 2009 portant sur le risque sanitaire des antennes relais installées par les opérateurs de téléphonie mobile, écarte toute nocivité. "Il est faux de dire que ces ondes sont dangereuses pour la santé humaine, assure le Pr André Aurengo, expert auprès de l’Académie nationale de médecine. À ce jour, aucune preuve scientifique ne permet de l’affirmer. Tel est l’avis unanime des expertises médicales sérieuses."

De nouvelles études sont en cours

Pour se faire une idée des risques imputables aux ondes électromagnétiques, il faudra attendre les conclusions d’Interphone, une vaste enquête menée dans treize pays, dont les résultats devraient être connus à l’automne. Elle se fait sous l’égide du Centre international de recherche sur le cancer, de l’étude menée par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé et l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail.

Le 7 juillet 2009, le gouvernement a mis en place un comité chargé d’évaluer l’impact sur la couverture du territoire et la qualité du service de l’abaissement de la fréquence des ondes émises par les antennes relais à 0,6 V/m. Différentes villes de France se sont portées volontaires : parmi elles, Courbevoie (Hauts-de-Seine), Hérouville-Saint-Clair (Calvados), Le Vigan (Gard) et Niergnies (Nord). Cette étude devrait porter sur plusieurs mois.

En attendant que les experts tranchent leur différend, le principe de précaution impose de suivre des conseils de prudence lors de l’utilisation ou à proximité d’appareils qui dispensent des ondes dans leur environnement.

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