Santé/PsychoVie quotidienne

Les vraies méhodes pour arrêter de fumer


  • Actualisé le mercredi 7 février 2007

Sommaire de l'article : page 7 / 8

Les consultations spécialisées

Les fumeurs très dépendants ou qui ont rechuté après plusieurs tentatives peuvent prendre rendez-vous pour une consultation de tabacologie à l'hôpital ou en cabinet.Lors de la première consultation, qui dure environ trois quarts d'heure, le médecin s'attache à connaître la personnalité du fumeur et à savoir s'il a déjà tenté d'arrêter.

L'approche psychologique revêt alors une très grande importance. Le médecin utilise les techniques issues des thérapies comportementales et cognitives pour aider le fumeur à affermir sa motivation, à prendre confiance en lui et à remplacer son rituel (sortir une cigarette du paquet, l'allumer, etc.) par d'autres gestes.

Nul n'ignore aujourd'hui que la cigarette est à l'origine de nombreux décès (60 000 par an). On sait aussi qu'on peut être victime du tabac en côtoyant un fumeur : chaque année, 5 000 décès sont dus au tabagisme passif ! Mais il ne suffit pas de connaître ces risques pour se décider.

La volonté ne suffit pas

Plus que de volonté, le fumeur doit être armé d'une solide motivation. Tant qu'une personne se trouve dans la phase du fumeur heureux qui ne se pose pas de questions, la pression de l'entourage familial n'a aucune chance de lui faire lâcher la cigarette, constate le Dr Véronique Peim, addictologue attachée aux consultations de tabacologie des hôpitaux Ambroise-Paré, à Boulogne-Billancourt (92), et Paul-Brousse, à Villejuif (94). Mais à partir du moment où elle s'intéresse à ceux qui ont arrêté de fumer et leur demande comment ils y sont parvenus, elle est sur la bonne voie."

Bien choisir le moment

Encore faut-il qu'elle choisisse le moment. Une date anniversaire importante peut être un bon point de départ, meilleur que la période des vacances, simple parenthèse dans la vie quotidienne.

Les substituts nicotiniques

Les fumeurs choisissent dans leur grande majorité de s'arrêter en se procurant un substitut nicotinique (Nicorette, Nicotinell, Nicogum, Nicopatch, Niquitin…) auprès d'un pharmacien. Ces produits sont à prendre pendant six mois au maximum. Ils sont conditionnés sous différentes formes.

Les gommes, dosées à 2 ou 4 mg de nicotine, doivent se sucer, puis se mâcher. Il faut les garder dix minutes à l'intérieur de la joue, le temps pour la nicotine de se diffuser à travers les parois de la muqueuse.

Les comprimés, dosés comme les gommes, se placent sous la langue et produisent les mêmes effets.

Les timbres ou les patchs sont dosés différemment. Certains sont réservés aux gros fumeurs : ils délivrent une dose de 21 mg par jour et peuvent être portés vingt-quatre heures. D'autres sont dosés à 15 mg par jour et leur effet ne dure que seize heures. Chez certaines personnes, ils ont l'inconvénient de provoquer des allergies.

L'inhalateur (Nicorette) est une bonne solution pour ceux qui sont allergiques aux patchs. Il s'agit d'un embout en plastique dans lequel on place une cartouche imprégnée de nicotine. Il permet de compenser la dépendance tout en conservant la gestuelle propre aux fumeurs.

Médicaments vendus sur ordonnance

Ceux qui s'adressent à leur médecin ont accès à des médicaments vendus sur ordonnance. Le bupropion Zyban et la varénicline Champix suppriment le besoin de nicotine et l'envie de fumer.Mais prudence : ils ne conviennent ni aux femmes enceintes, ni aux personnes présentant des troubles du sommeil.

Une aide des pouvoirs publics

Les pouvoirs publics ont décidé d'aider ceux qui recourent aux substituts nicotiniques prescrits par un médecin. Depuis février 2007, les médecins peuvent délivrer une prescription de substituts nicotiniques, pris en charge à 100 % (à hauteur d'un montant de 50 €. Ils assureront le suivi médical du sevrage.

Modifier ses habitudes

Les substituts nicotiniques et les médicaments psychoactifs prescrits par le médecin doublent les chances de succès. Certains doivent en plus modifier d'autres habitudes : limiter ou supprimer le café ou l'alcool qui "appellent" la cigarette, apprendre à se relaxer ou entamer une activité physique.Au bout du compte, beaucoup réussissent.Et s'ils rechutent ?Pour le Dr Peim, ce n'est pas grave : "C'est une étape sur le chemin de la réussite !"

Les consultations spécialisées

Les fumeurs très dépendants ou qui ont rechuté après plusieurs tentatives peuvent prendre rendez-vous pour une consultation de tabacologie à l'hôpital ou en cabinet.Lors de la première consultation, qui dure environ trois quarts d'heure, le médecin s'attache à connaître la personnalité du fumeur et à savoir s'il a déjà tenté d'arrêter.

L'approche psychologique revêt alors une très grande importance. Le médecin utilise les techniques issues des thérapies comportementales et cognitives pour aider le fumeur à affermir sa motivation, à prendre confiance en lui et à remplacer son rituel (sortir une cigarette du paquet, l'allumer, etc.) par d'autres gestes.

Une aide téléphonique est à la disposition du public

Tabac info service

0 825 309 310 (0,15 €/min) de 8 heures à 20 heures du lundi au samedi.

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