Les antennes relais en accusation
Les antennes relais en accusation
Alors que les plaintes de riverains se multiplient, les tribunaux n'hésitent plus à se prononcer contre les opérateurs de téléphonie mobile qui installent des antennes relais dans les villes.
Le 4 février dernier, la cour d’appel de Versailles a demandé à Bouygues Telecom de retirer une antenne relais installée à Tassin-la-Demi-Lune, dans le Rhône.
C’est le principe de précaution qui a été invoqué, comme il l’a été le 16 février dans le jugement rendu à l’encontre de SFR par le tribunal de grande instance (TGI) de Carpentras, qui a également retenu un "trouble anormal de voisinage", même si le jugement énonce que "le risque pour la santé est envisageable, voire probable", et qu’il constitue "une crainte légitime".
Les opérateurs téléphoniques sanctionnés
Enfin, le 5 mars, le TGI d’Angers, statuant en référé, a interdit à l’opérateur Orange d’ériger trois antennes à moins de 100 m d’une école de Notre-Dame-d’Alençon, en Maine-et-Loire.
Des plaintes de plus en plus nombreuses
Même si ces décisions de justice ne sont pas définitives, SFR ayant décidé de faire appel et Bouygues Telecom de se pourvoir en cassation, ces faits ont donné du grain à moudre à tous ceux qui luttent contre la présence de ces antennes.
Ainsi, le 30 mars, l’association Robin des toits a déposé cinq nouvelles plaintes pour empêcher l’installation ou obtenir le démantèlement d’antennes relais à Paris, à Quimper (dans le Finistère), Nîmes et Villeneuve-lès-Avignon (dans le Gard).L’association s’appuie sur des témoignages, de plus en plus nombreux, de riverains se plaignant de troubles divers qu’ils attribuent à la présence de ces équipements.
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