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La sécurité du ski de randonnée
La sécurité du ski de randonnée

Chaque année, des dizaines de personnes sont emportées par des avalanches. Mieux connaître les risques et bien s’équiper permet de se concentrer sur le plaisir de la glisse.
Évaluer la résistance du manteau neigeux
Les chutes de neige successives s’accumulent pour former ce qu’on appelle le "manteau neigeux", dont la composition évolue au fil du temps et des conditions climatiques (nouvelle chute de neige, effet de souffle du vent, refroidissement ou réchauffement de l’air, etc.). Il va devenir stable ou instable, et, selon le cas, donner lieu à des avalanches spontanées ou provoquées.
La topographie joue un rôle essentiel : versant au soleil ou à l’ombre, déclivité et longueur de la pente. Dans le même périmètre, un groupe de skieurs en randonnée va rencontrer des neiges aux caractéristiques très différentes. Il pourra utiliser d’autant mieux les informations du bulletin des risques d’avalanche qu’il saura observer la neige et être attentif aux signes délivrés par le terrain (orientation des pentes, proximité des crêtes, corniches, neige éventée, soufflée, humide, à la surface ridée).
Consulter le bulletin d’estimation du risque d’avalanche
Les centres départementaux montagne de Météo France émettent un bulletin quotidien entre décembre et fin avril. Le bulletin d’estimation du risque d’avalanche ne constitue ni un feu vert ni un feu rouge. C’est un outil d’aide à la décision qui doit permettre à chacun d’adapter son comportement aux conditions de neige. L’estimation du risque est donnée en référence à l’échelle européenne, qui comporte cinq degrés.
Les risques 1 (faible) et 5 (très fort) sont ceux qui appellent le moins de questions. Pour le premier, le manteau est stabilisé et le risque localisé de manière exceptionnelle sur les pentes les plus fortes. Le second est prononcé dans de telles conditions de mauvais temps (chutes de neige, de pluie…) que chacun reste au chaud.Les risques 2 (limité), 3 (marqué/ modéré) et 4 (fort) demandent que l’on compare les données du bulletin avec les conditions locales. Le risque 3 oblige à construire soigneusement son itinéraire et à être prêt à faire demi-tour au moindre doute. Le risque 4 est lié à des épisodes neigeux et recouvre des situations de risque d’avalanches spontanées. En tout état de cause, il ne faut absolument pas se fixer un seuil chiffré comme unique critère de décision.
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Question à l'expert







la montagne est 1 terrain de jeux. Ce sont de jeux risqués qui s'y pratiquent. Il faut apprendre à reconnaître les risques pour les mesurer et avoir l'humilité de connaître aussi bien ses propres limites. A partir de là, on peut bien s'éclater en montagne, tout en n'oubliant jamais que le risque zéro n'existe pas !