Je transpire trop, que faire ?

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Se tourner vers des spécialistes

Ceux qui transpirent abondamment peuvent consulter leur médecin, qui les orientera, au besoin, vers un dermatologue ou un endocrinologue. Différentes solutions peuvent être mises en place, à commencer par un traitement à base de chlorure d'aluminium, à appliquer sur les zones qui transpirent beaucoup. Il donne de bons résultats, mais il présente l’inconvénient d’irriter la peau.

Pour ceux qui souffrent de transpiration excessive des aisselles, l’injection de toxine botulique A permet de bloquer la stimulation des glandes sudoripares pendant quatre à huit mois (traitement à renouveler). Selon le Dr Prieur, cette toxine est "tout à fait irremplaçable dans le traitement de l'hyperhydrose des aisselles".

Quant à la liposuccion et à l’adénolyse laser, qui consistent respectivement à retirer et à griller les glandes sudoripares situées dans les aisselles, elles donnent des résultats variables.

Pour les mains et les pieds, l'ionophorèse est le traitement de choix. On immerge ses mains ou ses pieds dans deux bacs d’eau équipés d’électrodes diffusant un courant galvanique destiné à inactiver les glandes sudoripares. Inconvénient : ce traitement est long, contraignant et quelquefois douloureux.

Se faire opérer, une bonne idée ?

Une intervention chirurgicale, la sympathectomie thoracique endoscopique (STE), peut être réalisée en cas d’hypersudation des mains, résistante à tout traitement. Sous anesthésie générale, par des micro-incisions, le chirurgien sectionne le nerf sympathique ou le comprime par la pose d'un clip, sorte d’agrafe.

"Principal inconvénient : la personne opérée développe une hypersudation compensatrice sur une autre partie du corps dans plus de deux tiers des cas", selon le Dr Gossot, et dans tous les cas selon le Dr Prieur, qui estime que "l’opération devrait être réservée aux cas les plus graves de patients souffrant déjà d’hyperhydrose généralisée".

Le Dr Gossot observe, lui, que "cette hypersudation compensatrice est en général plus modérée que le trouble initial" et que "la SET soulage des patients".

Autre article : La lutte contre les maladies rares

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