Examens : comment gérer son stress ?

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Examens : comment gérer son stress ?

Le bac approche et avec lui la peur d’affronter le regard des examinateurs lors des épreuves orales. Ne paniquez pas et profitez de nos conseils éprouvés pour vaincre le trac.

Gorge sèche, cœur qui bat la chamade, mains moites et nœuds à l’estomac… Ces symptômes, Michel Ricquier les connaît bien. Adolescent, il a failli renoncer à sa vocation de musicien.

"J’étais un “hypertraqueur”, avoue-t-il. Pendant le conservatoire, j’étais considéré comme brillant, mais devant les inconnus j’avais la gorge sèche, un vrai handicap pour un trompettiste !" C’était si douloureux qu’il s’est mis à chercher des solutions. De sa quête est né un livre, "Vaincre le trac" (Tredaniel Editeur, 2000, 8,90 €), plein d’astuces pour déjouer nos peurs.

Comprendre son stress

Le trac constitue une forme de phobie sociale. Il se manifeste chaque fois que l’on doute de sa valeur, même si on maîtrise son sujet ou que l’on possède une excellente pratique d’un instrument.

Au cours de l’année scolaire, intégré à la classe, face à des professeurs qui nous connaissent, cela se passe bien. Mais hors de ce contexte sécurisé, lorsqu’il faut redevenir un candidat anonyme et faire à nouveau ses preuves, c’est une autre histoire !

Pour nous rassurer, nos proches nous raisonnent : "Tu as bien révisé. Ne t’inquiète pas. Reste calme et tu verras, tout ira bien !" Inutile et inefficace : la volonté n’a aucune prise sur l’hyperémotivité. Notre cerveau est compartimenté.

Le système nerveux volontaire (conscient) permet de lever un bras pour attraper un objet en envoyant le signal correspondant au cerveau. Le système nerveux autonome (non conscient) fait que l’on respire ou que l’on digère sans y penser. Le stress relève du système nerveux autonome. Pour le faire disparaître, il faut mettre en place des automatismes.

Des techniques contre le trac

Une méthode, inspirée des techniques d’imagerie par résonance magnétique (IRM), est recommandée : la "visualisation positive". Que l’on fasse ou que l’on imagine une action, les régions cérébrales où l’information s’imprime sont identiques.

illustration Expert
"Vous devez vous asseoir, fermer les yeux, et vous voir en train de passer l’oral, face à l’examinateur, conseille Michel Ricquier. Vous êtes à l’aise, vous entendez distinctement la question posée et vous y répondez calmement, de façon argumentée. Votre interlocuteur sourit, vous l’avez convaincu."

Représentez-vous régulièrement la scène, en la vivant de l’intérieur et non pas en vous la projetant comme lors d’un film. Les premières fois, vous ressentirez encore les effets physiques de l’angoisse, mais au fil des entraînements ils deviendront tout à fait supportables.

En vingt séances, le cerveau pensera avoir vécu autant de moments de réussite. Le jour J, il réagira comme lors de vos visualisations, et votre corps ne s’affolera pas.

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