Du bon usage du médicament sans ordonnance
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Enfants et femmes enceintes : populations à risque
Il faut avoir une attitude extrêmement prudente face à l'automédication, notamment à certaines périodes de la vie où l'organisme est plus fragile. Avant d'y recourir, on devrait toujours au moins passer un coup de fil à son médecin traitant.
Les femmes enceintes doivent faire particulièrement attention, car beaucoup de médicaments, y compris ceux en vente libre, peuvent nuire au bon déroulement de la grossesse ou mettre en danger la santé du bébé.
Quant aux enfants, ils ne doivent en aucun cas prendre un remède pour adulte (même à dose réduite). Ce n'est pas pour rien que les notices précisent un âge minimal ! Par ailleurs, l'état d'un tout-petit peut se dégrader très rapidement, même avec une fièvre peu élevée ou une banale diarrhée. Tout enfant "patraque" doit être montré à un médecin.
Vigilance pour les seniors
Les personnes âgées sont aussi particulièrement vulnérables. "Une dose prévue pour un adulte se révèle souvent trop élevée, précise Christian Jacquot, professeur de pharmacologie et pharmacocinétique à l'université Paris-Sud (Châtenay-Malabry), car avec l'âge l'élimination des médicaments est plus lente".
En outre, les seniors ont souvent l'appétit en berne. Or il est important de se nourrir régulièrement lorsqu'on est sous médicament, sinon sa part libre, active, augmente. Enfin, le vieillissement s'accompagnant souvent de plusieurs maladies, le nombre de médicaments se multiplie. Et les risques d'interaction aussi.
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