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Don du sang : la marche à suivre
- Publié le lundi 6 octobre 2008
Indifférence, craintes sur le prélèvement, lieux de collecte éloignés…, seuls 4 % des Français donnent régulièrement leur sang. Pourtant, ce geste qui demande peu d’investissement sauve des vies chaque jour.
Sommaire de l'article : page 1 / 5
De nombreux freins
Alors que 85 % des Français se déclarent prêts à donner leur sang, ils ne sont que 4 % à le faire régulièrement. Indifférence, manque de temps, craintes sur le déroulement du prélèvement, lieux de collecte trop éloignés…, les freins sont nombreux. Et il faut souvent un déclic pour passer à l’acte.
"Je n’avais jamais donné mon sang, car je déteste les piqûres. Mais depuis que mon frère a été transfusé en urgence suite à un accident de voiture, j’effectue trois dons par an et j’essaie de convaincre mes amis", raconte Élise, 25 ans. Les moins de 30 ans représentent deux tiers des nouveaux donneurs. La palme de la régularité revient aux 50-65 ans, et l’on donne plus volontiers en province qu’en région parisienne.
De nombreux freins
Alors que 85 % des Français se déclarent prêts à donner leur sang, ils ne sont que 4 % à le faire régulièrement. Indifférence, manque de temps, craintes sur le déroulement du prélèvement, lieux de collecte trop éloignés…, les freins sont nombreux. Et il faut souvent un déclic pour passer à l’acte.
"Je n’avais jamais donné mon sang, car je déteste les piqûres. Mais depuis que mon frère a été transfusé en urgence suite à un accident de voiture, j’effectue trois dons par an et j’essaie de convaincre mes amis", raconte Élise, 25 ans. Les moins de 30 ans représentent deux tiers des nouveaux donneurs. La palme de la régularité revient aux 50-65 ans, et l’on donne plus volontiers en province qu’en région parisienne.
Comment donner ?
Le plus difficile, c’est de se décider… Ensuite, c’est très simple. Vous vous présentez sur un lieu de collecte, dans votre entreprise ou votre commune par exemple. Après l’inscription administrative, l’infirmière qui vous accueille prélève une goutte de sang pour le test d’hémoglobine, destiné à écarter les donneurs qui seraient anémiés, et vous remet un questionnaire à remplir avant l’entretien médical confidentiel.
Ce dernier permet au médecin de déceler tous les éléments qui pourraient compromettre votre santé, mais aussi et surtout celle du malade qui recevra le sang. Il est donc très important de répondre en toute sincérité. Une fois ces freins levés, le prélèvement peut commencer. L’infirmière vous demande de prendre place sur un fauteuil inclinable et elle pose un garrot sur le haut de l’un des bras. Elle cherche alors une veine bien visible pour placer l’aiguille après avoir désinfecté la peau.
Des malaises rares et dus à l’appréhension
Elle prélève dans un premier temps des tubes échantillons qui serviront à effectuer les analyses (groupe sanguin et rhésus, recherche d’anticorps, dépistage de maladies transmissibles par le sang). Le prélèvement dure environ 7 à 8 minutes, le temps nécessaire pour recueillir entre 400 et 500 ml de sang. Puis la machine s’arrête automatiquement.
Pour certaines personnes, cela peut durer 10 minutes, si les veines sont très fines ou pas très "toniques". Pour ces volontaires, "pomper" en ouvrant et en fermant le poing permet d’accélérer le débit. L’infirmière procède enfin à l’étiquetage de la poche avec un code-barres.
Très rares, les malaises sont le plus souvent dus à l’appréhension. Par mesure de précaution, il vaut mieux avoir mangé avant de donner et rester allongé deux minutes après la fin du prélèvement. Une collation est offerte aux donneurs, ce qui leur permet de s’asseoir quelques minutes, et surtout de se réhydrater.Les hommes peuvent donner cinq fois par an et les femmes trois, en respectant un délai de deux mois entre les dons. Ceux qui sont motivés et disponibles peuvent faire un don de plasma (une heure de temps) ou de plaquettes (deux heures). "Les besoins en sang ne sont pas près de baisser, estime le Dr Jean-Louis Beaumont. Si les recherches en cours sur un produit de substitution aboutissent, ce ne sera pas avant dix ans au moins."
Où aller ?
Le don de sang est possible dans les 173 sites fixes de l’Établissement français du sang, situés surtout dans les hôpitaux, ou lors des 39 000 journées de collectes mobiles organisées dans les entreprises, les communes, les administrations et les universités. Lors des collectes en entreprises, la durée du don n’est pas décomptée du temps de travail. Pour connaître les lieux de collecte : 0 810 150 150 (numéro Azur) et www.dondusang.net.
Qui peut être candidat ?
Pour donner son sang, il faut avoir entre 18 et 65 ans, être en bonne santé et ne pas être ou avoir été dans une situation dite "à risque" :
- risques liés à l’état général du donneur : poids inférieur à 50 kg, grossesse, anémie, grande fatigue, diabète insulinodépendant…
- risques d’infection : receveur de greffe ou de transfusion sanguine, test positif pour la syphilis, le sida, l’hépatite B ou C, injection de drogue, séjour de plus d’un an au total dans les îles britanniques entre 1980 et 1996 (période de la maladie de la vache folle).
Désormais, les candidats au don se voient prélever une goutte de sang au niveau du doigt pour vérifier si leur taux d’hémoglobine est suffisant. Cela évite de prélever du sang chez une personne qui souffre d’anémie, un manque de fer qui entraîne baisse d’énergie et fatigue et qui touche surtout les femmes.
Après certains actes de la vie quotidienne, il faut respecter un délai déterminé avant de donner son sang : sept jours pour un détartrage dentaire ; deux semaines après la fin d’une maladie virale (grippe, gastro-entérite…) ou la fin d’un traitement antibiotique ; quatre mois après un piercing ou un tatouage, des rapports sexuels non protégés avec un nouveau partenaire, le retour d’un voyage dans certains pays impaludés…
