Don du sang : la marche à suivre
Don du sang : la marche à suivre
Indifférence, craintes sur le prélèvement, lieux de collecte éloignés…, seuls 4 % des Français donnent régulièrement leur sang. Pourtant, ce geste qui demande peu d’investissement sauve des vies chaque jour.
Depuis 2001, les besoins en sang augmentent régulièrement de 5 à 6 % par an et on frôle sans cesse la pénurie. "L’augmentation des besoins s’explique par une reprise de confiance dans les produits sanguins et par le vieillissement de la population. Lorsqu’on pose une prothèse de hanche, les besoins en sang pendant et après l’opération peuvent être importants. Et l’on s’est rendu compte que l’autotransfusion n’était pas très bien tolérée chez les personnes âgées. On transfuse aussi davantage les personnes traitées pour cancer, car cela améliore leur qualité de vie et leur permet de mieux supporter la chimiothérapie", explique le Dr Jean-Louis Beaumont, directeur des prélèvements à l’Établissement français du sang d’Île-de-France.
Alors que 85 % des Français se déclarent prêts à donner leur sang, ils ne sont que 4 % à le faire régulièrement. Indifférence, manque de temps, craintes sur le déroulement du prélèvement, lieux de collecte trop éloignés…, les freins sont nombreux. Et il faut souvent un déclic pour passer à l’acte.
"Je n’avais jamais donné mon sang, car je déteste les piqûres. Mais depuis que mon frère a été transfusé en urgence suite à un accident de voiture, j’effectue trois dons par an et j’essaie de convaincre mes amis", raconte Élise, 25 ans. Les moins de 30 ans représentent deux tiers des nouveaux donneurs. La palme de la régularité revient aux 50-65 ans, et l’on donne plus volontiers en province qu’en région parisienne.
Comment donner son sang ?
Le plus difficile, c’est de se décider… Ensuite, c’est très simple. Vous vous présentez sur un lieu de collecte, dans votre entreprise ou votre commune par exemple. Après l’inscription administrative, l’infirmière qui vous accueille prélève une goutte de sang pour le test d’hémoglobine, destiné à écarter les donneurs qui seraient anémiés, et vous remet un questionnaire à remplir avant l’entretien médical confidentiel.
Ce dernier permet au médecin de déceler tous les éléments qui pourraient compromettre votre santé, mais aussi et surtout celle du malade qui recevra le sang. Il est donc très important de répondre en toute sincérité. Une fois ces freins levés, le prélèvement peut commencer. L’infirmière vous demande de prendre place sur un fauteuil inclinable et elle pose un garrot sur le haut de l’un des bras. Elle cherche alors une veine bien visible pour placer l’aiguille après avoir désinfecté la peau.Page suivante : Où aller pour donner son sang ?
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