Des repères pour une alimentation saine

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Des repères pour une alimentation saine

Pour bien se nourrir, chacun doit découvrir un équilibre qui lui est propre. Il tient compte de ses connaissances de base, de ses envies, de ses moyens, de ses objectifs, en visant la simplicité et le bon sens.

"L’homme est omnivore, il doit consommer toutes sortes de nutriments, les repérer, les identifier et sélectionner ceux qui sont bons pour lui", rappelle Michèle Le Barzic, psychologue clinicienne dans l’alimentation. L’éventail des possibles rend aujourd’hui la démarche plus compliquée. À qui s’en remettre pour savoir ce qui est bon pour soi ? Aux recommandations officielles ? aux médecins ? aux industriels ? Et pourquoi pas simplement se mettre à s’écouter soi-même ?

Des recommandations officielles

Le Plan national nutrition santé (PNSS), qui, depuis 2001, s’est donné pour objectif d’améliorer la santé de l’ensemble de la population en agissant sur le contenu de nos assiettes, a-t-il été bien compris ? Actuellement dans sa deuxième phase (2006-2010), il poursuit sa mission : prendre en charge l’obésité, promouvoir un meilleur comportement alimentaire et améliorer la qualité de l’offre.

Aujourd’hui, les experts préconisent de privilégier davantage le pain, les féculents et les légumes secs, de consommer au moins cinq fruits et légumes par jour, de préférer les graisses insaturées sous forme d’huiles végétales et de poissons gras, d’améliorer l’apport en calcium, d’augmenter de moitié la part des fibres et… de se mettre régulièrement au sport. Côté restrictions, ils recommandent de réduire d’un quart la quantité de produits sucrés, et de diminuer l’apport de matières grasses, notamment les acides gras saturés.

Difficile de changer les habitudes alimentaires

On pourrait craindre que suivre à la lettre ces directives s’apparente pour bon nombre de Français à une mission impossible. Cependant, selon une enquête BVA réalisée pour l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), après huit mois de diffusion de messages de sensibilisation qui accompagnent les publicités, 15 % des adultes interrogés déclarent avoir changé leurs habitudes alimentaires et 17 % auraient modifié leurs réflexes d’achat.

Une autre enquête portant sur plus de 4 000 personnes âgées de 15 à 79 ans fait ressortir que la consommation de fruits frais ou transformés a légèrement augmenté, celle des légumes, des produits céréaliers, des snacks (pizzas, sandwichs) et des poissons est restée stable, et celle des produits laitiers, des boissons alcoolisées, des viandes, des sucres et dérivés (sauf pour les glaces et crèmes glacées) a diminué.

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