Santé/PsychoVie quotidienne

Comment apprivoiser la douleur

Comment apprivoiser la douleur


  • Actualisé le lundi 15 janvier 2007

Un Français sur six souffre de douleurs chroniques. Beaucoup se sentent isolés et incompris dans leur mal. Il existe pourtant des moyens de le gérer.

Créées à partir des années quatre-vingts, les consultations antidouleur rattachées à la plupart des grands hôpitaux ne couvrent pas encore tous les besoins.

Une approche plus psychologique

Si ces centres proposent une prise en charge médicamenteuse appropriée, ils apportent aussi une aide psychologique. Le but visé est que la personne devienne active dans la gestion de son mal afin de ne plus se laisser déborder. Apprivoiser le mal, c'est d'abord connaître son origine et ses mécanismes. Ce qui permet de réduire les peurs et les fausses croyances et ainsi promouvoir des comportements de santé adaptés. Les équipes sont pluridisciplinaires. Médecins, infirmières, paramédicaux et psychologues sont formés à une écoute attentive et proposent au patient d'évaluer sa douleur et de la décrire avec ses propres mots.

Lutter contre la peur

Les différentes techniques psychothérapeutiques ont pour but de contrôler le stress, de réévaluer la sensation douloureuse et de la réduire. André, lui, souffrait depuis longtemps d'une lombalgie très invalidante. Il a rejoint un groupe de relaxation : " Il y a d'abord les exercices proprement dits, puis un temps de parole. Au fil des mois, j'ai repris des activités, car j'ai dépassé la peur d'avoir mal, et je me suis fait des amis dans le groupe." L'anxiété ou la dépression accompagnent bien souvent la douleur physique. Une thérapie de soutien s'avère alors indispensable.

Rompre l'isolement

Après un accident nécessitant une prothèse de hanche, Danielle en a fait l'expérience : "Tous les repères sont bouleversés par la souffrance, ainsi que les relations avec l'entourage. On éprouve une lucidité extrême en même temps qu'un enfermement. La seule personne capable de me rejoindre à ce moment-là était la psychologue de l'hôpital. Avec elle, j'ai pu aborder d'autres souffrances anciennes qui donnaient un sens à toutes les nouvelles peurs qui surgissaient constamment et me débordaient."

Article actualisé le 15 janvier 2007

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