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Acides gras trans = danger
- Publié le lundi 6 octobre 2008
Depuis peu, les acides gras trans utilisés dans l’alimentation sont accusés de favoriser l’apparition de maladies graves. Qui sont-ils ? Comment éviter d’en consommer ? Les réponses de Magali Cros-Roig, diététicienne.
Sommaire de l'article : page 1 / 6
Que sont les acides gras trans ?
Les acides gras trans (AGT) sont des graisses appelées aussi graisses hydrogénées. Il s’agit d’huiles végétales transformées en graisses solides par un traitement industriel : l’hydrogénation catalytique partielle. Les AGT donnent aux produits alimentaires qui en contiennent un meilleur aspect. Ils les rendent plus fermes, plus croquants, leur confèrent une meilleure résistance à la cuisson et une plus grande durée de conservation.
Les acides gras trans (AGT) sont des graisses appelées aussi graisses hydrogénées. Il s’agit d’huiles végétales transformées en graisses solides par un traitement industriel : l’hydrogénation catalytique partielle. Les AGT donnent aux produits alimentaires qui en contiennent un meilleur aspect. Ils les rendent plus fermes, plus croquants, leur confèrent une meilleure résistance à la cuisson et une plus grande durée de conservation.
Où en trouve-t-on ?
Ils sont présents dans presque tous les produits industrialisés : on les trouve dans les soupes, les pâtisseries, les viennoiseries, les biscuits industriels, les céréales du petit déjeuner, le chocolat, certaines pâtes à tarte, les margarines, les biscuits apéritifs, les plats préparés, les pizzas, les pâtes à tartiner, ainsi que dans les barres de céréales. Traquez sur les étiquettes l’huile de palme, grand fournisseur d’acide gras trans dans les produits alimentaires industriels.
En quoi sont-ils mauvais ?
Consommés en excès, les acides gras trans favorisent les troubles cardio-vasculaires. Non seulement ils font grimper le taux de mauvais cholestérol, mais ils font également baisser le taux du bon et monter celui des triglycérides. À la longue, ils bouchent les artères et sont susceptibles de provoquer des infarctus du myocarde et des thromboses.
En 2005, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a remis un rapport qui mettait l’accent sur leurs conséquences sur la santé. Il spécifiait que, lorsque leur consommation "dépassait 2 % de l’apport énergétique total, les risques de maladies cardio-vasculaires augmentaient significativement".
Actuellement, les apports moyens d’acides gras trans sont de 3,4 g par jour pour les hommes et 2,7 g par jour pour les femmes, soit environ 1,3 % de l’apport énergétique total. En 2005, toujours selon l’Afssa, 5 % de la population dépassait le seuil des 2 %. Enfin, d’après les résultats d’une étude menée par des chercheurs de l'Inserm et de l'Institut Gustave-Roussy, publiée en avril 2008, le risque de cancer du sein double presque chez les femmes qui ont des taux sanguins élevés en acides gras trans.
Quelles recommandations des autorités sanitaires ?
Les autorités de santé publique ont incité les industriels à diminuer la teneur en acides gras trans de leurs produits afin qu’elle ne dépasse pas 1 g pour 100 g de produit, comme le recommande l’Afssa. Pour y parvenir, ils utilisent de plus en plus d’autres procédés de transformation des huiles végétales, comme l’hydrogénation totale, qui ne produit pas d’AGT. L’Institut français de la nutrition a effectué une enquête sur 603 produits industriels. Les conclusions de cette étude, publiée en juin 2008, révèlent que 96 % d’entre eux sont en dessous du seuil des 1 %. Bien que cette nouvelle soit rassurante, on ne peut pas généraliser, 603 produits représentant une goutte d’eau au regard de la quantité d’aliments industrialisés disponibles à la vente.
Comment repérer les produits concernés ?
C’est très difficile, car les fabricants ne sont pas encore obligés de mentionner leur présence sur les étiquettes. On peut quand même rechercher la présence de graisses hydrogénées. Les ingrédients étant classés par ordre décroissant de quantité, si la mention « matière grasse hydrogénée » se trouve au début ou en milieu de liste, il est préférable de chercher un produit similaire où elle n’apparaît qu’en fin de liste. Dans le doute, le Programme national nutrition et santé (PNNS) préconise de privilégier les produits frais.
Les bonnes graisses existent !
Toutes les matières grasses ne sont pas mauvaises pour la santé. Ainsi, les acides gras insaturés, plus connus sous les noms d’oméga 3, 6 ou 9, sont excellents. Les premiers fluidifient le sang, diminuant les risques d’athérosclérose et limitant les troubles du rythme cardiaque. Une alimentation riche en oméga 3 divise par deux le risque de maladie cardio-vasculaire.
Autre atout des oméga 3 : leur rôle essentiel sur le cerveau. Ils augmentent notre résistance au stress et préviendraient la survenue d’une dépression et le déclenchement de la maladie d’Alzheimer.
Les oméga 6 augmentent le bon cholestérol aux dépens du mauvais et régulent le rythme cardiaque. Quant aux oméga 9, ils réduisent eux aussi le mauvais cholestérol. Les oméga 3 se trouvent dans l’huile de colza et les poissons gras (saumon, sardine, hareng…). Les oméga 6 sont dans l’huile de tournesol, et les oméga 9 dans l’huile d’olive et les avocats.
Vos réactions (1)
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mercredi 8 octobre 2008 / terrysharp
Pourquoi ne pas simplement les interdir ?
Je sais, la question est idiote mais je ne puis m'empêcher de penser aux parallèles que sont l'alcool et la cigarette !!
Dangereux, mortel, mais tellement lucratif.
Quand est ce que les terriens vont se réveiller, n'entendez-vous pas le gla de la crise économique ?
