Quelle contraception durant la préménopause ?
Quelle contraception durant la préménopause ?
Le risque d'intolérance à la pilule augmentant avec le temps, il n'est pas rare que les femmes changent de moyen contraceptif à l'approche de la ménopause.
Supprimer la pilule pour diminuer les risques de maladies
Chez les femmes de plus de 40 ans et qui ne présentent aucune contre-indication, la pilule peut être délivrée jusqu'à la cinquantaine. Elle présente l'avantage de traiter les troubles très gênants de la périménopause et met les femmes à l'abri des fluctuations hormonales : règles désordonnées, bouffées de chaleur, tension dans les seins, etc.
Ce moyen contraceptif peut permettre de bien gérer cette période très inconfortable en attendant de passer éventuellement au traitement hormonal substitutif (THS).
Toutefois, avec l'âge, les risques de thrombose (caillot dans une artère) et de maladies cardio-vasculaires augmentent. "Aussi, quand vous présentez des antécédents familiaux, quand vous êtes en surpoids avec une tension artérielle élevée, le gynécologue préfère supprimer la pilule, car elle peut augmenter les risques de faire un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral", explique le Dr Alain Tamborini, gynécologue à Paris.
Pilule et cancer
Selon une étude du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), rendue publique en 2005, la prise de la pilule contraceptive augmente très légèrement le risque de cancer du sein. Toutefois, dix ans après l'arrêt total de la pilule, le risque redevient équivalent à celui qui menace les femmes n'ayant jamais pris ce contraceptif oral. A contrario, la pilule diminue le risque de développer un cancer des ovaires ainsi que celui de l'endomètre.
Opter pour une protection locale
Plutôt que de courir le moindre danger pour votre santé, mieux vaut se tourner vers d'autres moyens contraceptifs. Après 45 ans, le stérilet arrive en deuxième position des moyens de contraception, avec 38,2 % d'utilisatrices contre 38,9 % pour la pilule (baromètre santé de l'INPES, publié en 2005). Mais vous pouvez également vous tourner vers les contraceptifs locaux vendus en pharmacie. "Ils contiennent des substances chimiques qui immobilisent les spermatozoïdes, les empêchant de progresser jusqu'au col utérin, explique le Dr Elisabeth Aubény, présidente de l'Association française pour la contraception. Certes, leur efficacité n'est pas optimale, mais, après 45 ans, le risque de grossesse est bien moins important, et ils ne présentent aucune contre-indication."
Ils peuvent également jouer le rôle de lubrifiant et faciliter les relations sexuelles en cas de sécheresse vaginale. Enfin, il faut savoir qu'après chaque rapport vous devez vous laver avec un produit spécifique. Ces contraceptifs disponibles sans prescription médicale ne sont pas remboursés par l'assurance-maladie.
Différentes formes de contraceptifs locaux
Vous avez le choix entre :
- Les spermicides. Ils existent en gel ou en crème. Introduits dans le fond du vagin avant le rapport sexuel, ils se dissolvent et se dispersent. La protection est immédiate et dure dix heures.
- L'ovule contraceptif. Il faut placer l'ovule dans le fond du vagin en position allongée et attendre au moins cinq minutes qu'il se soit bien dissous. Sa protection dure ensuite quatre heures.- L'éponge vaginale contraceptive. Il s'agit d'un cylindre en mousse imbibé d'un produit spermicide qui doit être placé au fond du vagin. Son action est immédiate et dure ensuite vingt-quatre heures. Pour être efficace, il ne doit pas être retiré avant les deux heures qui suivent le rapport.
Autre article : L'implant contraceptif est-il efficace ?
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